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Lycée polyvalent Daniella Jeffry : vers une sortie de crise ?

Par Sunita Mittal
13 Mars 2026

Après plus d’un an de conflit social au lycée polyvalent Daniella Jeffry‭, ‬les agents techniques mis à disposition de l’établissement par la Collectivité de Saint-Martin ont repris le travail la semaine dernière‭. ‬Une solution a été trouvée en interne‭, ‬mais le protocole d’accord n’est cependant pas encore signé et une enquête administrative est toujours en cours‭.‬

Mercredi 11 mars, devant le lycée Daniella Jeffry à Marigot, douze grévistes et quelques représentants du syndicat UNI.T 978 ont pris la parole pour faire le point sur un mouvement social qui aura duré plus d’un an. Si les revendications et le mécontentement se sont exprimés bien avant, c’est officiellement en décembre 2025 que le piquet de grève a véritablement débuté, marquant le début d’un bras de fer avec la hiérarchie. La reprise du travail, effective depuis le 6 mars, fait suite à une rencontre avec le proviseur la semaine précédente. Au cœur du conflit : les conditions de travail des agents techniques mis à disposition du lycée par la Collectivité de Saint-Martin, et plus particulièrement le comportement d’une responsable accusée par les grévistes d’« abus de pouvoir ». Tout au long du mouvement, le syndicat a tenu à maintenir une protestation qu’il qualifie lui-même de 
« passive », car à aucun moment les portes de l’établissement n’ont été fermées aux élèves et aux enseignants.

Un apaisement‭ ‬en demi-teinte

Si le conflit touchait à plusieurs aspects des conditions de travail, les grévistes pointaient avant tout leur gestionnaire du personnel comme étant « le cœur des tensions ». Selon eux, de multiples problématiques liées à son management avaient fini par rendre leur travail impossible. Pour dénouer le conflit, le proviseur a proposé la semaine dernière aux agents l’arrivée d’une nouvelle gestionnaire, une initiative bien accueillie par le mouvement. L’ancienne responsable demeure dans l’établissement, mais a été écartée de toute autorité sur ces agents. La reprise s’est donc faite sans signature de protocole d’accord, mais dans un élan de bonne volonté. Ce protocole, qui doit formaliser un calendrier d’actions et répondre aux autres points du conflit — notamment le manque d’effectifs — devrait être signé d’ici la semaine prochaine si une entente est convenue. En attendant la signature officielle, le préavis de grève reste cependant en vigueur. « Tout n’est pas encore résolu, mais on a envie d’y croire », a confié un gréviste. Le vice-rectorat a par ailleurs ouvert une enquête administrative depuis début février, toujours en cours à ce jour. Ses conclusions seront attendues avec attention, tant elles pourraient peser sur la suite des négociations. 

Sunita Mittal