SOCIETE

Anne-Lise Gaschet, pilote de l’équipe MAIA  des Iles du Nord.
Anne-Lise Gaschet, pilote de l’équipe MAIA des Iles du Nord.

Social : la MAIA, ou améliorer l’autonomie des personnes âgées

28 avril 2017

Depuis la fin de l’année 2016, les îles de Saint-Martin et de Saint-Barthélemy se sont enrichies d’un dispositif qui concentre ses actions sur le renforcement de l’autonomie des personnes entrées dans le troisième âge : la MAIA des Iles du Nord.

Sous ce sigle MAIA, se dévoilent les Méthodes d’Action pour l’Intégration des services d’aide et de soins dans le champ de l’Autonomie. Un dispositif qui a cours dans tous les départements de France depuis 2011 et qui a fait son entrée sur le territoire des Iles du Nord il y a quelques mois seulement. Porté par l’EHPAD Bethany Home qui avait répondu à l’appel à projets lancé par l’Agence Régionale pour la Santé (ARS), la MAIA est pilotée par Anne-Lise Gaschet. Nous l’avons rencontrée, alors qu’elle rentrait de Cuba où elle était allée participer, avec une délégation saint-martinoise comptant huit personnes, à un colloque international organisé par la Fédération Internationale des Associations travaillant avec les Personnes âgées, la FIAPA.
Pour Anne Lise Gaschet qui s’est attelée depuis sa prise de fonction, à réaliser un diagnostic mettant en exergue les systèmes organisationnels qui oeuvrent en faveur de l’autonomie des personnes âgées et un diagnostic de la population bénéficiaire des différents dispositifs, « de nombreuses actions sont à mettre en place pour favoriser notamment le maintien à domicile le plus longtemps possible des personnes âgées . Pour l’heure, nous avons d’un côté Bethany Home qui a une capacité d’accueil d’une quarantaine de pensionnaires, et de l’autre côté, des associations tels que le SSIAD (Soins infirmiers à domicile) et des aidants familiaux. Outre apporter son soutien logistique à ces associations et les aidants familiaux, la MAIA souhaite proposer sur le territoire d’autres actions qui permettraient d’améliorer l’autonomie des personnes âgées. Et ce colloque que nous avons suivi à Cuba a été riche d’enseignements sur ce qu’il est possible de mettre en place dans le domaine », explique-t-elle.

Un appel est lancé aux aidants familiaux pour recueillir leurs besoins

La MAIA des Iles du Nord compte deux « gestionnaires de cas », un pour Saint-Martin, l’autre pour Saint-Barthélemy. Suite à un signalement réalisé par un professionnel social ou de santé, ces personnes sont missionnées pour faire des évaluations au cas par cas et définir les besoins de la personne. « Il faut savoir que les aidants familiaux se sentent parfois démunis face à la charge qu’ils doivent assumer en étant au plus proche des personnes âgées en perte d’autonomie. C’est une lourde charge qui peut avoir des conséquences physiques et psychologiques sur ces aidants, qu’ils soient membres de la famille ou bien adressés par une association d’aide à domicile. Les aidants familiaux et plus largement, tous ceux qui travaillent de près ou de loin avec les personnes âgées, peuvent se mettre en rapport avec nous pour que nous trouvions ensemble des solutions », continue Anne-Lise Gaschet.  Car l’objectif principal de la MAIA, est de développer une prise en charge autre que le placement en maison de retraite. Mais pour ce faire, le dispositif doit être au plus proches des besoins qui seront déterminés par les retours des aidants familiaux. 

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