SOCIETE

Port du masque obligatoire dans les écoles élémentaires : Fronde aussi au niveau national

Port du masque obligatoire dans les écoles élémentaires : Fronde aussi au niveau national

23 février 2021
Cette même mesure a été rendue obligatoire en octobre dernier dans les écoles élémentaires du territoire national. Des Collectifs de professionnels de santé, de femmes et d’hommes de loi et des particuliers se sont également élevés contre cette mesure, qui selon eux, est « une mise en danger de la vie d’autrui », voire, une maltraitance de l’enfant, alors que selon les données scientifiques actuelles, « les enfants sont très peu contaminants et très peu contaminés ».
 
A la lecture d’un rapport publié par l’association « Enfance et Libertés », qui fait le « bilan de l’impact du protocole sanitaire sur la santé des enfants », il ressort que « Le protocole sanitaire en milieu scolaire a été décidé par le gouvernement sur la base d’un principe de précaution, conduisant les enfants dès 6 ans à porter le masque. Pour autant, les données scientifiques montrent que le rôle des enfants est insignifiant dans la transmission du virus. En effet, en tenant compte de la situation épidémiologique et selon les données scientifiques actuelles, les enfants sont très peu contaminants et très peu contaminés, données mise à jour et toujours valables en janvier 2021 ».
Si la Société Française de Pédiatrie (SFP) et les différentes sociétés de spécialités pédiatriques prenaient fermement position pour un retour des enfants dans leurs établissements scolaires, après la période du 1er confinement, ces différents acteurs s’accordaient également tous à dire que « Le port d’un masque dans les crèches, les écoles maternelles et primaires pour les enfants n’est ni nécessaire, ni souhaitable, ni raisonnable ». Quant à l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et l'UNICEF, ils recommandent que la décision d'utiliser un masque pour les enfants âgés de 6 à 11 ans soit fondée sur les facteurs suivants : Une transmission intense dans la zone où réside l'enfant ; La capacité de l'enfant à utiliser un masque correctement et en toute sécurité ; L'accès aux masques, ainsi que la possibilité de les laver ou de les remplacer dans certains contextes (tels que les écoles et les services de garde d'enfants) ; Une supervision adéquate par un adulte et des instructions données à l'enfant sur le port et le retrait des masques en toute sécurité.
 
Danger de désaturation par manque d’oxygène
 
Ces associations et collectifs réunissant des professionnels de santé mettent en exergue les dangers physiques mais aussi psychiques sur les enfants, sur le court terme mais aussi sur le long terme : « nous savons que l’enfant, de 6 à 11 ans, est encore loin d’avoir atteint une pleine stabilité dans son développement. Lui masquer ainsi la moitié du visage des journées entières avec la crainte d’une réprimande systématique s’il devait le retirer est susceptible d’exposer l’enfant à de graves conséquences cliniques aussi bien immédiates qu’à long terme sur les plans somatiques et psychiques : céphalées, complications ORL, affections dermatologiques, troubles de l’attention et de la communication, pathologies psychiques (angoisses, agressivité, terreurs nocturnes, TOC, énurésie…), bégaiement, troubles des apprentissages (lire, écrire)… (…) La partie inférieure du visage est un élément crucial du corps par lequel l’enfant témoigne de tout ce que son langage et sa pensée encore immatures ne peuvent communiquer verbalement : angoisses, questionnements, incompréhensions, affectivité…
 
Impacts traumatiques des mesures sanitaires sur les enfants
 
Par ailleurs, l’importance d’une bonne oxygénation, en particulier pour un cerveau en plein développement, apparaît comme une nécessité impérieuse ». De manière générale, de nombreux professionnels en psychologie, psychanalyse, pédiatrie et pédopsychiatrie dressent un constat alarmant également au sujet des impacts traumatiques de la politique sanitaire actuelle sur les enfants. Ils témoignent d’importantes souffrance telles que l’hypercapnie, l’hypoxie, l’état de fatigue intense, la perte de connaissance, les saignements de nez, les problèmes dermatologiques (eczéma, dermatite, rosacée, impétigo, acné douloureux), problèmes dentaires et buccaux, etc.
 
Plainte déposée au pénal pour la mise en danger d’autrui
 
Le Collectif Réaction 19, présidé par Carlo Alberto Brusa, avocat, a été créé en avril dernier, en réaction aux mesures sanitaires qu’il considère comme « prises de façon dictatoriales », et qui vont à l’encontre des libertés individuelles et participent « à la mise en péril de la vie d'autrui». Réunissant depuis sa création en avril dernier, 55 000 membres et plus de 70 000 sympathisants, le collectif a déposé une plainte au pénal dans le cadre de l’article 40 du code de procédure pénal.
 
Utiliser un Oxymètre de pouls
 
De même, Réaction 19 invite massivement les parents d’élèves à utiliser un Oxymètre de Pouls, qui s’achète en pharmacie pour un faible coût. L’Oxymètre de pouls permet de mesurer la saturation de leur enfant. Les valeurs normales se situent entre 95% et 99%. En dessous de 90%, on parle de désaturation, ou d’hypoxie, ce qui peut engendrer de graves conséquences sur la santé, par un manque d'apport en oxygène au niveau des tissus de l'organisme, et a contrario un rejet insuffisant de gaz carbonique. « Des taux de saturation relevés dans des valeurs critiques, procureront des arguments de poids pour les parents pour monter des actions en justice », indique Me Brusa du Collectif Réaction 19. 
 

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