SOCIETE

Le président Gibbs et Eric Koury, directeur général de la compagnie Air Antilles.
Le président Gibbs et Eric Koury, directeur général de la compagnie Air Antilles.

Pilotes de lignes : Un projet de centre de formation pour pilotes

12 janvier 2018

Dans le cadre de ses objectifs de diversifier l’activité économique de l’île afin qu’elle ne soit plus que mono-touristique, le président Gibbs a accueilli très favorablement le projet de création d’un centre de formation des pilotes pour les compagnies aériennes régionales mais aussi d’ailleurs.

Les compagnies aériennes régionales Air Antilles, Liat et Winair, pourtant concurrentes dans le ciel caribéen, ont formé une alliance, Caribsky, marquant leur volonté commune de développer ensemble le trafic aérien sur la région, offrant de meilleures prestations à leurs passagers mais aussi une meilleure productivité des compagnies. Un projet phare est venu s’inscrire dans ce développement, celui de créer un centre de formation pour les pilotes et les instructeurs, avec un simulateur de vol ATR 72-600. « Le secteur aérien a des besoins significatifs en formation. Parmi les compagnies aériennes présentes sur la région Caraïbe, ce sont 35 appareils ATR qui sont en service et 280 pilotes », expliquait le directeur d’Air Antilles, Eric Koury, lors d’une conférence de presse donnée hier, jeudi, à la Collectivité, en présence du Président Gibbs et de ses vice-présidents, ainsi que de la préfète déléguée, Anne Laubies. Une véritable manne en matière de formation, puisque outre les 30 jours de formation pour obtenir la qualification « ATR », les pilotes sont obligés chaque année de suivre des formations de maintien de la qualification, soit 2 séjours de 3 jours. « Et en tant que petites compagnies aériennes, nous avons par ailleurs un turn-over important de pilotes qui accèdent au cours de leur carrière professionnelle à d’autres qualifications pour devenir pilote de plus gros porteurs. Actuellement, les centres les plus proches ATR 600 sont situés à Miami, Toulouse, Bogota, Paris et Singapour. Des simulateurs qui sont loin et géographiquement et très souvent saturés », continue Eric Koury. Saint-Martin, déjà un hub aérien majeur pour la région Caraïbe, pourrait bien devenir le prochain centre de formation de ces pilotes.

Développement d’un tourisme d’affaire

Pour le président Gibbs, ce projet entre parfaitement dans l’un des objectifs de sa mandature, et encore plus maintenant qu’avant Irma, de diversifier l’activité économique sur le territoire.
Ce centre de formation pour pilotes pourrait générer un tourisme d’affaires important, et Daniel Gibbs évoque la construction d’un hôtel à ses abords : «  Créer un véritable complexe de formation, comprenant des salles de cours, 3 simulateurs de vols, et un hôtel pouvant héberger les pilotes et autres instructeurs, serait une belle opportunité pour Saint-Martin de s’inscrire dans la mise en œuvre d’activités innovantes sur le territoire.
Ce centre pourrait également ouvrir des opportunités de formation pour nos jeunes », s’enthousiasme le Président qui assurait au directeur d’Air Antilles ainsi qu’aux représentants de Liat et de Winair être bien présents à leurs côtés pour que ce projet voie le jour. La préfète Anne Laubies affirmait également le souhait de l’Etat d’accompagner la mise en œuvre de ce projet.
Si le président est resté discret sur le lieu où pourrait être posée la première pierre, il évoquait toutefois la proximité de l’aéroport de Grand-Case.  Une première pierre qui pourrait être posée, selon le directeur d’Air Antilles « d’ici à la fin de l’été pour une inauguration du complexe dans 18 mois ».

Le montant pour la création de la phase 1 qui comprend l’acquisition du premier simulateur de vol représente des financements à hauteur de 15 millions d’euros qui seraient cofinancés par des fonds privés et publics, notamment européens.

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour réaliser des statistiques de visites.