SOCIETE

Le pont de Sandy Ground (photo d'archives, décembre 2017)
Le pont de Sandy Ground (photo d'archives, décembre 2017)

Panne du pont de Sandy Ground : la colère monte chez les opérateurs du nautisme

04 février 2019
Depuis le passage de l’ouragan Irma, les opérateurs du nautisme s’engluent de plus en plus dans un marasme économique. Le pont de Sandy Ground est à nouveau en panne depuis près de deux mois et aucune réponse ferme n’est donnée quant à sa réparation. Le monde du nautisme évoque un échouage en live d’une branche capitale de l’activité touristique, pourtant première source de revenus du territoire. Et qui ne ferait réagir personne…

Fermé pour cause de panne depuis la mi-décembre, le pont de Sandy Ground, véritable point névralgique pour faire entrer et sortir les bateaux dans le lagon de Simpson Bay et notamment accéder aux chantiers navals, est devenu la bête noire des opérateurs du nautisme. Des opérateurs dont la colère monte devant « le mépris » affiché par les autorités concernées. En effet, un flou total règne autour de ce pont. Géré jusqu’au 31 décembre dernier par la Samagest, filiale de la Semsamar dans le cadre d’une délégation de service public (DSP), le pont de Sandy Ground semble être aujourd’hui dans un flou administratif, depuis qu’un terme des DSP a été conclu entre la Semsamar et la Collectivité. 
Le port de Galisbay a bien récupéré pour l’heure la gestion de la Marina Fort Louis et celle de la marina Royale tombera bientôt aussi dans son escarcelle. Toutefois, le pont de Sandy Ground reste pour l’heure sous la coupe de la Samagest, notamment en ce qui concerne les petits travaux d’entretien. Concernant les gros travaux, ce qui semble être le cas pour venir à bout de la panne du pont, c’est à la Collectivité de les mettre en œuvre. Il avait été annoncé aux opérateurs du tourisme que ces réparations devaient intervenir la première semaine de février. 
Or, personne ne voit rien venir et ils commencent à perdre patience. « Les professionnels sont fatigués d’être ainsi ignorés alors que la collectivité perçoit de nombreuses recettes de notre secteur d’activité : TGCA, impôts, patentes… » nous confiaient-ils.

DES "GILETS ORANGE" DANS LA RUE?

Une menace sérieuse pèse sur les activités  et les emplois des chantiers navals qui sont situés sur les berges du lagon de Simpson Bay, les bateaux ne pouvant accéder jusqu’à eux. Beaucoup de plaisanciers et propriétaires de bateaux ne souhaitent ou ne peuvent pas faire le tour par les deux ponts situés en partie hollandaise pour arriver jusqu’aux chantiers de la partie française. Si les opérateurs comprennent les difficultés que peut rencontrer la Collectivité de toutes parts, ils ne peuvent toutefois accepter le mépris affiché à leur égard, aucune réponse fiable et formelle ne leur étant faite. Nous avons aussi, de notre côté tenté d’obtenir depuis plusieurs jours des réponses, mais encore une fois, Semsamar et Collectivité  semblent se renvoyer la balle. 
Pire encore, un flou semble bien exister quant à l’organisme qui a aujourd’hui en charge la gestion du pont de Sandy Ground… Pour les opérateurs du nautisme, pourtant peu habitués à faire parler d’eux, trop c’est trop, et puisque tout le monde semble aujourd’hui descendre dans la rue pour protester contre toutes ces formes de mépris et de mécontentement, Saint-Martin n’est pas à l’abri d’un éventuel mouvement, et pour l’occasion ce pourrait être un mouvement des "Gilets Orange" pour empêcher le secteur de couler !

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour réaliser des statistiques de visites.