SOCIETE

Mauvais élèves de la vaccination, les Outre-mer sous les feux des projecteurs

Mauvais élèves de la vaccination, les Outre-mer sous les feux des projecteurs

13 août 2021
Répétés à l’envi, les propos tenus par les membres du gouvernement et relayés par le préfet de Guadeloupe et la directrice générale de l’ARS Guadeloupe quant à la 4e vague « fulgurante » qui sévit dans les Outre-mer, sont accordés et mettent tous en exergue une corrélation positive probante entre les taux de vaccination et la situation sanitaire décrite comme catastrophique dans ces territoires.
 
Que ce soit au cours des déplacements cette semaine en Guadeloupe puis en Martinique des ministres des Outre-mer et de la Santé, Sébatien Lecornu et Olivier Véran, ou encore à l’issue du Conseil de défense tenu mercredi par le président Macron, et au vu de la situation sanitaire jugée catastrophique dans ces deux îles, tous se sont accordés à faire cette même démonstration que la vaccination est le seul moyen de lutter efficacement contre la propagation du virus. Et de marteler que selon les derniers chiffres de Santé Publique France, en Martinique et en Guadeloupe qui sont actuellement sous les feux des projecteurs médiatiques, « à peine 20 % de la population est complètement vaccinée, contre plus de 55 % en métropole ».
 
C.Q.F.D.
 
A peine 20% de taux de vaccination en schéma intégral complet pour les îles de la Martinique et de la Guadeloupe, contre plus de 50% dans l’Hexagone… Une vague de l’épidémie qui s’avère inédite sur l’ensemble du territoire national, avec des taux d’incidence pour la Guadeloupe de près de 1900 personne /100 000 habitants jamais atteints par ailleurs, des cas positifs recensés qui ont doublé en une semaine, passant à 7000 cas positifs, un variant delta recensé à 90% des cas… Et un taux de vaccination flirtant à peine avec les 20%... La démonstration est on ne peut plus claire : les deux îles antillaises qui ont boudé les campagnes de vaccination sont aujourd’hui la proie de cette 4e vague fulgurante de l’épidémie.
Au titre de la solidarité nationale, quelque 274 soignants et 60 pompiers venus de l’Hexagone sont arrivés mardi soir pour « prêter main-forte aux équipes médicales » des deux îles antillaises. Parmi eux, 130 resteront sont dévolus à la Guadeloupe, dont 3 à Saint-Martin, 3 infirmières en réanimation. Saint-Martin qui dépend directement des systèmes de santé de la Guadeloupe reste dans une situation très fébrile eu égard à la gestion de la crise.

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