SOCIETE

Des intrusions faciles... La clôture de l'établissement qui n'a pas été réparée.
Des intrusions faciles... La clôture de l'établissement qui n'a pas été réparée.

L’école maternelle de Sandy-Ground vandalisée

02 mars 2018

L’école maternelle Jérôme Beaupère, à Sandy Ground, a été récemment et à deux reprises le théâtre d’un vandalisme. L’établissement déjà fortement endommagé par l’ouragan Irma n’a pas été sécurisé par la Collectivité et est ouvert à tous vents.

l l est normalement prévu que cette école maternelle qui n’a pas encore été en mesure d’accueillir les enfants, suite aux dommages causés par l’ouragan, rouvre ses portes après les vacances de Pâques. La clôture cassée et les portes laissées béantes ont été une invitation pour que des personnes malintentionnées s’y introduisent et finissent de dégrader les locaux et le peu de matériel qui y était encore entreposé. Certes, ce matériel avait été placé dans des salles de classes qui pouvaient encore être fermées à clé. Mais des vandales sans vergogne se sont attaqués aux parois en placo et ont pu pénétrer dans ces salles. Pots de peinture, cahiers neufs, craies, jouets, et même vélos… Mardi en fin de journée, tous ces objets gisaient encore là, éparpillés, cassés, éventrés…

DE LA NÉCESSITÉ DE RÉPARER LA CLÔTURE

La directrice de l’Etablissement nous confiait être dépitée par ces agissements. Pour l’heure, les enfants de la maternelle partagent les locaux avec ceux de l’école élémentaire Aline Hanson, en temps partagé les matins pour les élèves en primaire, et les après-midis pour les enfants en maternelle. Elle espère encore que son école Jérôme Beaupère soit rétablie après les prochaines vacances de Pâques, mais sans trop d’espoir : « Les travaux devaient démarrer pendant les vacances de Carnaval, mais c’est seulement aujourd’hui (mardi, ndlr) que les premiers entrepreneurs sont venus pour démarrer les travaux de réparation de la toiture… Et il y beaucoup d’autres travaux de réparation à engager, sans compter que les dégradations par les vandales rajoutent encore d’autres travaux : les cloisons endommagées, les nettoyages de peinture sur les murs et les sols… Et nous, depuis des semaines, nous demandons avant tout une clôture afin d’empêcher les intrusions dans l’école ».

POURQUOI L'ÉCOLE N'A PAS ÉTÉ SÉCURISÉE ?

A cette question, la 3e vice-présidente de la Collectivité, en charge des affaires scolaires, Annick Petrus, répondait que « la priorité avait été donnée aux écoles en capacité de recevoir les élèves, ainsi que toute l’organisation inhérente au fait qu’il y avait un manque de locaux ». Egalement directrice de l’école élémentaire Emile Larmonie, de Cul de Sac, Mme Petrus nous informait que cette école également avait été laissée totalement abandonnée après le passage de l’ouragan, et était aussi devenue la proie des vandales. Et c’est désappointée qu’elle marquait son incompréhension « devant ces agissements perpétrés certainement par de grands adolescents, voire des adultes (eu égard aux traces de pas laissés sur les sols peinturlurés, ndlr). Ces personnes devraient pourtant comprendre que tout le monde souffre, et en premier lieu les enfants, de cette situation laissée par l’ouragan Irma. Plutôt que de se serrer les coudes, voilà à quoi l’on assiste ! ».
Quoiqu’il en soit, la Collectivité n’aurait-elle pas pu prendre les mesures qui s’imposaient pour empêcher ces actes d’incivilités ? Car tout ce qui a été dégradé va devoir être réparé et renouvelé, et c’est bien de l’argent public dont il s’agit…

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