SOCIETE

Conflit à la CTOS : Les négociations toujours en cours

21 mars 2019
Malgré les différents événements qui se sont produits toute cette semaine dans ce conflit qui dure depuis le 31 janvier dernier, les négociations ont pu reprendre mercredi dernier, dans une ambiance plus sereine. Alors que les négociations se poursuivaient hier après-midi, de part et d’autre on nous confirmait des avancées notables dans le protocole de fin de conflit. Avec des accords trouvés point par point. Les trois principaux points source d’affrontement étaient toujours en discussion hier après-midi.

Les journées de mardi et mercredi ont été marquées par des événements qui ont été à la limite de virer à l’émeute. Mardi matin, alors qu’une nouvelle réunion était programmée entre les élus de la Collectivité et les agents en grève, un nouvel événement est venu interrompre les discussions. En effet, il était prévu que tous les agents grévistes qui le souhaitaient pourraient participer à cette réunion. Or, cette même matinée, la Collectivité recevait en sa salle des délibérations des universitaires venus en nombre présenter le projet Tirex sur les risques majeurs. 
C’est donc dans la salle plus exigüe du Conseil exécutif, qui est située à l’étage de l’Hôtel de la Collectivité, dans laquelle une trentaine de chaises supplémentaires avaient été installées, que les négociations auraient pu avoir lieu. Des forces de l’ordre avaient été postées à l’étage afin d’éviter toute intrusion dans d’autres pièces, en l’occurrence le bureau du président. L’un des représentants syndical a alors eu une altercation avec les gendarmes postés là alors qu’il souhaitait se rendre dans les toilettes situés à proximité du bureau du président. 
Assistant à la scène depuis les jardins de la Collectivité, les agents qui étaient restés à l’extérieur se sont emportés devant ce qu’ils ont considéré être un affront. Et face à la montée de la colère, la réunion a été immédiatement interrompue. 

LES PARENTS D’ÉLÈVES PERDENT PATIENCE

Cette même journée de mardi, alors que la Collectivité qui avait assuré pourvoir fournir des repas aux cantines des établissements scolaires n’a pas pu tenir ses engagements, les agents non-grévistes ayant rejoint par solidarité les agents grévistes, le collectif des parents d’élèves des écoles élémentaires de Grand Case montaient également au créneau et affichaient leur « mécontentement grandissant au nom de tous les parents d’élèves » face aux difficultés pouvant être lourdes de conséquences qu’ils rencontrent dans leur organisation quotidienne du fait qu’il n’y ait pas de cantine assurée pour leurs enfants depuis près de deux mois. Ils adressaient au président Gibbs une lettre ouverte dénonçant « ce défaut de service public » et menaçaient de « mener les actions nécessaires pour se faire entendre », donnant un ultimatum de trois jours à la Collectivité pour faire le nécessaire. 

PRINCIPE D’ACCORD SUR LA MAJORITÉ DES POINTS, SAUF LES 3 PRINCIPAUX

Les négociations reprenaient donc les journées de mercredi et de jeudi, jusqu’à très tard dans la soirée, et du côté de la Collectivité comme de celui du syndicat, on nous confirmait des avancées notoires sur plus de 15 points des revendications. Hier après-midi, c’étaient les 3 principaux points d’achoppement qui étaient débattus, dont le point concernant l’intégration des agents qui étaient en CDD. 
Et là encore le bras de fer risque d’être dur à tomber d’un côté ou de l’autre, aucune des parties ne voulant fléchir sur ces points. A l’heure où nous mettons sous presse les négociations sont toujours en cours, et la secrétaire de la section UTC-UGTG, Nicole Javois, nous réaffirmait que sans accord trouvé sur ces points principaux, la grève continuerait. 

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