SOCIETE

Prosper Teboul, Directeur Généralde APF France Handicap  et Rose Nicolas,  présidente de l’association Coralita, ont signé  une convention de partenariat.
Prosper Teboul, Directeur Généralde APF France Handicap et Rose Nicolas, présidente de l’association Coralita, ont signé une convention de partenariat.

APF France Handicap apporte son soutien au Sessad-Coralita

17 septembre 2019
Deux structures de tailles différentes mais qui portent les mêmes valeurs ont décidé d’unir leurs efforts dans l’intérêt des personnes en situation de handicap et de leurs familles. Les associations Coralita et APF France Handicap, signaient la semaine dernière une convention de partenariat.

Cette convention va permettre à l’association Coralita de poursuivre ses missions mais surtout de les faire évoluer et d’améliorer ses services. C’est aussi un point de départ pour mutualiser les efforts notamment sur les appels à projets. Prosper Teboul, Directeur Général de APF France Handicap avait fait tout spécialement le déplacement pour signer en personne cette convention avec Rose Nicolas, la présidente de l’association Coralita, en présence de la Préfète Sylvie Feucher et de la députée, Claire Javois. L’occasion de faire le point sur la situation à Saint-Martin et de reparler du projet de pôle médico-social.
 
Le Sessad : seule structure médico-sociale
 
De 0 à 20 ans, l’Éducation Nationale prend en charge les enfants, lorsque le handicap le permet, dans les classes Ulis (unité localisée pour l’inclusion scolaire) des établissements de l’île. A ce jour 158 enfants sont scolarisés. Créé en 2007 par l’association Coralita, le Service d’éducation spécialisée et de soins à domicile (Sessad) prend le relais en accompagnant un tiers des enfants et adolescents scolarisés, cinq à six heures par semaine. Mais au grand regret de son directeur, Fernand Semedo, la capacité d’accueil du Sessad est limitée à une quarantaine de jeunes, et, si une dizaine d’enfants peuvent être placés chaque année dans des instituts spécialisés cela implique pour les famille de quitter l’île. Rose Nicolas, rappelle en outre qu’après 20 ans les choses se compliquent: plus aucune structure d’accueil et peu d'entreprises disposées à engager ces personnes. Leur socialisation et leur autonomie se réduisent un peu plus. APF France Handicap apporte donc une lueur d’espoir.
 
APF France Handicap : l’expertise et l’expérience
 
L’association des paralysées de France, désormais nommée APF, fonctionne avec le soutien de 25 000 bénévoles. Depuis 1933, on ne compte plus ses actions de lobbying ou de terrain. Cela fait une vingtaine d’années qu’elle intervient en Guadeloupe, mais rien de spécifique n’avait été mis en place pour Saint-Martin et Saint-Barthélemy. Le souhait de ses dirigeants est d’apporter désormais la technicité et les connaissances de APF sur ce territoire ou tout fait défaut en la matière.
 
Le Pôle Médico-Social

L’objectif de ce partenariat est de pouvoir agir en matière d’appels à projets afin d’articuler différentes structures adaptées autour du pôle médico-social (P.M.S.) que la Collectivité a prévu de construire en partenariat avec l’ARS. Il devrait intégrer différentes structures pour enfants, adultes et personnes âgées en situation de handicap, moteur ou psychologique. Le CAMPS (pour les enfants de moins de six ans) devrait être le premier à voir le jour, suivi par le SAVS (Service d’accompagnement à la vie sociale) et le SAMSAH (pour les adultes) indépendamment de la construction du PMS qui offrira à terme pour Saint-Martin un Institut Médico Éducatif (IME).
La Collectivité a enregistré en 2018, 500 demandes de personnes en situation de handicap, dont environ 200 jeunes et enfants. Mettre en place des structures pour aider les personnes en situation de handicap, c’est aussi offrir aux proches la possibilité de souffler un peu dans leur quotidien d’accompagnant.
 

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