Point de situation avec Raphaël Sanchez
Nous avons rencontré le Président de l’EEASM pour refaire la chronologie de ce dossier épineux et comprendre pourquoi nous en sommes arrivés là… certaines choses ne coulant pas de source.
L’usine, construite dans les années 70, est aujourd’hui en bout de course, car le traitement de l’eau de mer réduit considérablement la durée de vie des installations.
En 2022, deux nouvelles pompes haute-pression ont été installées et une unité mobile a été mise à disposition de la SAUR… cette dernière ne figurant pas dans le contrat signé en 2018 avec la Collectivité, la SAUR n’a donc pas assuré son entretien. L’EEASM a réalisé par ailleurs les travaux de sécurisation pour maintenir la vieille usine en fonctionnement jusqu’à la mise en fonction de la nouvelle ; le réseau quant à lui est rénové par section et non plus par rappréciage.
Le projet de 35 M€ a été présenté à la Collectivité et à la Préfecture et validé lors d’une réunion de financeurs. L’Agence Française de Développement (AFD), l’État, la Banque des Territoires et la Collectivité ont signé une convention en janvier 2025 stipulant qu’une partie du financement intègrerait des fonds privés, que l’État (fonds Feder) participerait à hauteur de 10 M€, et que la Collectivité contribuerait à hauteur de 12 M€. Les 6 premiers millions auraient dû être versés en 2025 pour démarrer les travaux la même année. Aujourd’hui, l’État est prêt à verser ses fonds pour démarrer au plus vite et l’AFD accompagne déjà l’EEASM sur l’ingénierie et la partie études, elles aussi lancées.
Selon les estimations faites sur trois sites, c’est celui de Galisbay qui a été retenu car le moins onéreux. Le terrain sur lequel l’usine sera bâtie est celui occupé jusqu’à présent par la concession Soremar. La Collectivité doit encore faire le transfert du foncier à l’EEASM. Les mandatures se succèdent et l’eau n’est toujours pas la priorité.
En attendant la SAUR doit remettre l’unité mobile en fonctionnement, mais cela risque de prendre quelques semaines. La convention signée en 2023 avec la partie hollandaise pourrait rendre la situation plus supportable pour les habitants de Saint-Martin. Les deux interconnexions – Bellevue et Oyster Pond – existent. Il ne manquent que les tests et la validation de l’ARS, et cela peut être rapide. Pour les particuliers, cela ne devrait pas avoir d’incidence sur la facture.