POLITIQUE

Place au développement dans la cohésion sociale

Place au développement dans la cohésion sociale

11 février 2020
Lors de ses vœux présentés aux forces vives du territoire le 31 janvier dernier, le président Gibbs a présenté les orientations politiques de son équipe pour l’année 2020. Pour la mandature actuelle, la reconstruction doit désormais être derrière pour laisser place aux projets de développement économique en tenant compte des plus fragiles.
 
Un discours teinté d’amertume face à l’inertie de projets pourtant annoncés pour l’année 2019 et ralentis par de lourdes contraintes administratives, mais aussi de positivisme dont la dynamique est portée par trois grandes priorités : l’accompagnement des plus fragiles, le développement économique et la réussite des Saint-Martinois. Le président qui ne souhaite plus parler de reconstruction mais de co-construction et de développement a dévoilé une feuille de route pour 2020 et les années avenir, évoquant « une politique ambitieuse qui se traduit par un Plan Pluriannuel d’investissement pour les 4 années à venir à hauteur de 240 M€. »
Appelant à une coopération des acteurs de toutes les filières autour du projet commun avec la Collectivité, de redonner toutes ses couleurs à l’île, Daniel Gibbs a dressé une liste des actions qui seront prochainement mises en œuvre pour donner place à une meilleure cohésion dans le développement économique.
 
Maintien de la paix sociale
 
Une meilleure cohésion qui passe, l’actuelle mandature l’aura bien compris suite aux événements de décembre dernier, par une attention particulière de la jeunesse. A ce sujet, le président a annoncé la mise en œuvre des Assises des actions sociales et de l’insertion qui se dérouleront du 18 au 21 février prochain, sous l’égide des vice-présidentes Annick Pétrus et Valérie Damaseau. Des Assises qui devront donner naissance au « livre blanc » du social.
 
Des mesures en faveur des commerces et des entreprises
 
Parallèlement, et consciente des difficultés rencontrées par les entreprises et les commerçants, dont le souffle est retenu par des projets d’embellissement des zones commerçantes ou encore des chantiers de rénovation de l’éclairage public qui se font attendre, Daniel Gibbs a annoncé prendre des mesures dès que les résultats du récent sondage sur l’impact des mouvements sociaux de décembre auront été analysés : « Sur cette base, je réunirai mes services pour définir les modalités de notre soutien fiscal, financier ou juridique, aux secteurs économiques les plus touchés ». En plus de ces mesures exceptionnelles, le président a annoncé la réflexion engagées sur 2 mesures en faveur de la sauvegarde du commerce dans les prochains mois : l’insertion dans le Code de l’urbanisme de la possibilité pour la Collectivité de préempter des fonds de commerce et baux commerciaux ; la réflexion sur des mesures incitatives à l’égard de propriétaires de locaux commerciaux à l’abandon.
 
Bousculer les procédures de la commande publique
 
Une commande publique dont la réglementation drastique et les lenteurs administratives empêchent les projets d’émerger. A ce sujet, le président a annoncé « que Saint-Martin doit probablement être une des Collectivités les plus contrôlées de France ! » et entend vouloir changer la donne et espère pouvoir doter la COM « d’un nouveau fonctionnement administratif intégrant tout le champ des compétences avec de nouvelles procédures internes, notamment au niveau de la commande publique ». Et de conclure sur ce sujet : « A l’heure actuelle, plusieurs projets sont bloqués à la commande publique (…) des projets arbitrés et financés, depuis plusieurs mois (…) qui ne sortent pas pour des raisons techniques : des erreurs administratives, des irrégularités, le renouvellement en cours des marchés publics, et aussi à cause de rigidités qui pourraient certainement être évitées… ». On l’aura compris, pour l’actuelle mandature, l’année 2020 doit être gage de promesse de sortie de l’inertie dans laquelle le territoire est englué depuis septembre 2017, avec un accompagnement renforcé du monde économique tout en accentuant le développement des politiques publiques à l’égard de la jeunesse et des populations les plus fragiles.
 
 

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