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L’Etat et la Com ne peuvent pas tout faire

L’Etat et la Com ne peuvent pas tout faire

09 octobre 2018
Après la venue du Président Emmanuel Macron sur le territoire pour une visite de chantier, le sénateur Guillaume Arnell, s'il se réjouit de ce déplacement, livre son analyse sur les suites et conséquences de ce déplacement présidentiel. Relations avec la Collectivité, reconstruction, aides financières, corruption, RSA… autant de sujets abordés par le sénateur.

Gillaume Arnell a noté l’élan de la population qui est allée vers le Président « exprimer sa colère, mais aussi des choses qui ne sont pas toujours vraies (…) Notre population exprime le désir d’être partie prenante, d’avoir son point de vue et de le faire partager ». Pour le sénateur, « on pose des questions au Président de la République qui auraient très bien pu être posées à l’un des élus du territoire ou encore au Président Gibbs ».
Guillaume Arnell ne voit pas, encore aujourd’hui, un élan de toute la population engagée dans la reconstruction. « On a l’impression que certains se débrouillent, et que d’autres se tournent les pouces en attendant, soit l’aide de l’Etat, soit que la Com fasse tout… Mais la Com ne pourra pas tout faire ! Il est urgent que tous les saint-martinois, toutes communautés confondues, travaillent encore davantage à la relance de l’économie et à la reconstruction de ce territoire ».
Poteaux et panneaux de signalisations encore couchés sur les bords de routes, les lampadaires qui n’ont pas d’ampoules, alors que l’enfouissement est réalisé. « Dans la rue de Coralita, à Quartier d’Orléans, l’enfouissement est fait. Lors de la visite du Président au restaurant Cheese Cake, deux lampadaires étaient allumés, mais il y en a quatre ou cinq autres qui ne l’étaient pas. Nous avons un service technique… Les huit heures où ils sont au service de la Collectivité il faut qu’on les voit sur les routes, dans les établissements scolaires, etc. Et quand on passe au service technique, il y en a un certain nombre qui sont là… ».

LA RÉFORME DU RSA EST UNE NÉCESSITÉ

Si le sénateur estime que l’Etat a rempli une partie de son contrat, « il est malheureux qu’on puisse mettre dans le même panier ce qui a été dépensé dans les situations d’urgences ». Le Président Macron comptabilise, notamment, le déploiement des militaires, « ce n’est pas acceptable (…) Cela aurait du être le coût de l’effort de la solidarité nationale (…) Il est important, maintenant que le Président est venu, qu’on fasse un retour d’expérience sur ce qu’il a vu, avec les chiffres à l’appui et une feuille de route (…) C’est seulement à cette condition que l’Etat aura la visibilité et pourra s’engager davantage ».
Quand le Président parle d’opacité et de corruption, « je crois qu’il y va un peu fort. Les personnes corrompues à qui il fait allusions ne sont pas d’ici. Je ne sais pas si elles sont corrompues ou pas, mais nous avons contribué à faire en sorte qu’ils se comportent ainsi ». Le sénateur déclare être « au regret » de constater qu’il y a trop de bâtiments de la Sem « qui sont encore en l’état ». Tout en soulignant qu’il y a des élus territoriaux au Conseil d’administration de la Semsamar qui ne sont pas montés au créneau, « il faut que les élus de la Com, y compris son Président, fassent ce qu’il faut pour que la Sem bouge ».
La dématérialisation du RSA a été envisagée par le Président Macron, « il a fallu Irma pour que la carte Cohésia sorte en un clin d’œil. Comme elle a fonctionné, le Président voit la possibilité de dématérialiser le RSA. La réforme du RSA est une nécessité, tant qu’on ne comprendra pas qu’une partie de l’argent de la solidarité doit bénéficier au territoire, on aura tout faux ».

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