De belles rencontres…
Le 8 mars étant la journée internationale des droits des femmes, dans cette logique, le programme de la ministre des outre-mer incluait une pause-discussion avec dix figures féminines représentatives de la société saint-martinoise. Un très beau moment d’échanges.
Naïma Moutchou est une femme qui s’impose et qui défend ses convictions. Avocate, femme politique et mère de trois enfants, elle s’est très vite sentie à l’aise et sur la même longueur d’onde que les dix personnalités qui l’attendaient à la Maison des Femmes. Autour de la table, durant une heure, elles ont pu échanger sur des thématiques qui parlent à toutes les femmes, d’outre-mer ou d’ailleurs.
Saint-Martin est une terre de femmes
Sibel Aidin, directrice de la Maison des Femmes, a débuté ce tour de table dont l’objectif était de présenter, à travers le travail et le vécu de chacune de ces femmes, à la fois les spécificités du territoire, mais aussi les manques et les espoirs.
Ida Zin-Ka-Ieu (cheffe d’entreprise et présidente du Conseil Économique, Social et Culturel), Vernicia Brooks (présidente de l’association des parents d’élèves et présidente de l’association Nature Valley à Colombier), Evelyne Fleming (adjointe du vice-recteur), Erica Stephen (Soualiwomen Kultural Association), Daisy Germaine (délégation sécurité et tranquillité publique de la Collectivité, réserviste de la gendarmerie et de la police nationale), Juliette Irish (directrice de Nature is the Key), Aude Canale-Fatou (présidente de la Maison des Femmes, en charge du pôle addictions), Ketty Karam (ancienne présidente de la Croix-Rouge et membre du conseil de quartier de Sandy Ground), Farah Viotty (psychomotricienne et psychologue clinicienne), Jositania Rijo, pupille de la Nation aujourd’hui à la tête de l’association « L’un pour l’autre »… ont tour à tour retracé leur parcours, parlé de culture, de spécialités culinaires et d’autres sujets légers, avant d’aborder des préoccupations plus lourdes telles les relations parents-enfants ou la santé mentale, et de faire remonter leurs besoins, comme l’absence de lieux culturels, entre autres.
Autant de thématiques qui ont trouvé écho auprès de la ministre. De par ses origines marocaines, Naïma Moutchou a confié s’être un peu retrouvée dans ces causes à défendre. « Il y a beaucoup à faire, a-t-elle reconnu, mais je suis tenace ! » « On ne va rien révolutionner car le contexte politique et économique ne le permet pas, mais on va décliner de petits projets, sans faire de grands discours. Les contacts sont pris, on va pouvoir mettre du liant pour construire les solutions les plus efficaces possibles, car le contexte international actuel aide à porter la parole des outre-mer ».
Naïma Moutchou sait faire remonter les informations. Elle soumet, comme elle le dit, « sa petite liste de courses» en haut lieu… espérons que les quelques ajouts de ces dames dans sa liste trouveront une oreille attentive.
Sur ses réseaux sociaux, la ministre a salué cette rencontre « avec des actrices de terrain exceptionnelles, engagées dans la vie du territoire en matière de santé, de sécurité, d’éducation, de culture. Leurs parcours sont riches et différents, leur volonté est la même : faire avancer les Saint-Martinois ! »