POLITIQUE

Campagne électorale : Jules Charville dans les starting-blocks

Campagne électorale : Jules Charville dans les starting-blocks

07 janvier 2022
Jules Charville réunissait la presse hier pour présenter ses vœux mais pas que … à l’instar de toutes les personnalités politiques de l’île, chaque prise de parole est l’occasion d’avancer un pion en vue des prochaines élections, mais de manière prudente pour le président du Hope Party.
En préambule, Jules Charville a tenu a rappeler la situation préoccupante du territoire qui a débouché sur l’état d’urgence sanitaire. Une situation qui appelle à la pédagogie et à la solidarité afin de s’assurer que les plus vulnérables ne restent pas seuls. C’est la mission que se fixe en ces temps mouvementés le parti pour, tout en respectant les convictions de chacun, informer sur les gestes barrières et la vaccination. Jules Charville réaffirme son engagement pour Saint-Martin et son peuple. De là à savoir s’il est candidat, la réponse est un grand oui … mais officieusement, car il attend l'issue des audiences judiciaires des 17 et 18 janvier concernant les élus de la majorité et le verdict de la requête en nullité de la mise en examen de Daniel Gibbs, le 20 janvier. Le programme détaillé et la liste de l’équipe seront donc officiellement dévoilés ce fameux 20 janvier ; mais quelques points ont cependant été abordés lors de cette rencontre.
 
Priorité aux infrastructures
 
Dans un premier temps, Jules Charville veut s’attaquer à tout ce qui reste à faire depuis Irma et en premier lieu aux infrastructures publiques. A ce jour le stade Albert Richards semble avoir subi les outrages d’Irma la semaine dernière, aucune maison de la culture n’a revu le jour, et l’état des routes laisse encore à désirer. Parmi les projet, la construction de nouvelles routes dont l’axe Marigot – Grand Case qui fait partie d’un schéma routier qui dort dans les tiroirs depuis 2013. Le parti entend bien également encourager l’arrivée de nouveaux investisseurs pour permettre notamment la construction d’un hôtel cinq étoiles. Il y a deux projets qui attendent précise Jules Charville dont celui de la Belle Créole, qui rappelle-il employait jusqu’à 200 personnes il y a 25 ans de cela.
 
Projet d’amendement de la loi organique
 
Déjà en 2017, la révision de la loi organique figurait dans son programme. La loi n’a pas évolué depuis 2007, ce qui n’est pas normal car à part une autonomie fiscale, Saint-Martin a le degré d’autonomie le plus bas qui soit, constate Jules Charville. Il faut qu’elle puisse évoluer et pour cela le parti présentera un (ou une) candidat (e) aux prochaines législatives. Dans la même lignée, il estime que Saint-Martin devrait également avoir un regard sur l’immigration comme cela peut se faire d’ores et déjà en Polynésie Française.
 
HOPE PARTY, UNE ALTERNATIVE attendue par la population
 
Quant à ses chances de briguer la présidence, Jules Charville estime avoir de quoi être optimiste. En effet, pour les élections de 2017, le jeune parti (créé en 2015) a testé le terrain, conscient que cela allait être difficile. Mais aujourd’hui ce n’est plus la même chose : « la majorité de la population est déçue et cherche une alternative ». Avec le procès des élus, l’explosion de la majorité, l’État qui dit tous les jours que Saint-Martin accuse un sérieux retard dû à une incapacité de mobiliser les forces du territoires, cette alternative pourrait être Hope Party car « nous sommes bien positionnés aujourd’hui » juge Jules Charville.
Quant aux colistiers, il faudra bien attendre le 20 janvier pour les connaitre. Mais les présences de Angelina et de Maria Laurence ou de Eugène Duzan à la conférence de presse n'étaient pas fortuites et ils soutiennent d’ores et déjà le futur candidat. D’autant que celui-ci mettra dans ses dossiers prioritaires l’agriculture, un volet de l’économie saint-martinoise jusque-là boudé par les précédentes mandatures. Pour le reste de l’équipe, le parti laisse entendre qu’elle sera plutôt jeune, active et issue de toutes les sphères du territoire.
Si Jules Charville reste optimiste en l’avenir, il admet cependant « qu’en politique rien n’est jamais gagné ».
 

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