JUSTICE

Vulnérabilité des commerces de proximité, une affaire de plus

Vulnérabilité des commerces de proximité, une affaire de plus

13 décembre 2018
Les comparutions pour braquage de supérettes, petits restaurants ou autres commerces de proximité, ne cessent de se succéder au Tribunal de Grande Instance de Saint-Martin. Comme le dit justement le Procureur, seuls les imbéciles pensent qu’ils peuvent prendre ces commerces d’assaut et se servir. Sauf que dans la majorité des cas, ils sont rattrapés par la justice.

Les faits se sont déroulés à Marigot le trois septembre dernier. Un homme apparemment ivre, une bouteille d’alcool à la main, entre dans un petit restaurant de la rue de Hollande pour acheter des cigarettes et une bière. N’ayant pas la totalité de la somme pour régler ses achats, le commerçant lui donne uniquement les cigarettes. Mécontent, l’homme lui fracasse sa bouteille d’alcool sur l’arrière du crâne le blessant sérieusement. Le père du commerçant, alerté par le bruit, sort pour venir en aide à son fils et poursuit le malfaiteur dans la rue. 
S’en suivent des jets de pierres de part et d’autre, qui atterrissent à plusieurs reprises sur une voiture stationnée juste devant. Le propriétaire est lui aussi présent au tribunal pour demander réparation. Interpellé le prévenu reconnait qu’il était ivre mais assure n'avoir pas porté le coup sur la tête avec l’intention de blesser le commerçant et qu’il a bien jeté des pierres, mais pas celles qui ont fini leur course sur la voiture. Le commerçant a dû être emmené à l’hôpital et le passant contraint de faire réparer sa voiture.
Le prévenu, sans profession, mais sans casier judiciaire non plus, n’était pas présent à l’audience. Selon la victime, il continue de rôder aux alentours du restaurant, couteau en main en vue de l’intimider avant le procès.
Il est condamné à un an de prison avec sursis avec interdiction d’approcher le commerçant et son restaurant pour une durée de cinq ans et à régler 903,80 € de dommages au propriétaire de la voiture, 500 € pour préjudice moral et 172,66 € de frais d’hôpital au commerçant.

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