JUSTICE

Le référent-sureté a rejoint les rangs des militaires  en septembre dernier.
Le référent-sureté a rejoint les rangs des militaires en septembre dernier.

Recherche argent désespérément !

20 novembre 2020
Dans le sillage de la crise sanitaire, la crise sociale commence à se faire cruellement sentir. Tous ceux qui jusqu’à présent pouvaient vivre, voire survire, de petits boulots, ne peuvent plus le faire. Il y a de moins en moins de petits « jobs » qui se présentent à eux, leur permettant de vivre et faire vivre les familles et le gain d’argent facile devient de plus en plus prégnant. Au risque de se laisser tenter par des affaires illégales et de se faire pincer.
 
Espérant gagner 400 euros chacun, H.S, de nationalité dominicaine et résident de la partie hollandaise, et S.V d’origine haïtienne et présent irrégulièrement à Saint-Martin depuis 12 ans, en ont fait les frais. Pour « un petit job » s’inscrivant tout de même dans un trafic international de migrants, ils se sont tous les deux retrouvés mercredi devant le tribunal pour y être jugés en comparution immédiate pour avoir participé à ce trafic d’êtres humains. Ils ont en effet été « recrutés » pour faciliter l’embarquement de migrants sur une embarcation à l’Anse des Pères, qui devait ensuite les conduire dans les Iles Vierges Américaines. Ils ont été pris en flagrant délit et interpellés par les hommes de la Police Aux Frontières sur ladite plage, le jour J.
A noter dans cette affaire, que l’un des deux compères, S.V., d’origine haïtienne, vit à Saint-Martin depuis 12 ans en situation irrégulière, sans titre de séjour, mais qu’il a toutefois pu travailler régulièrement et plusieurs années dans des sites touristiques et des restaurants, bien en vue sur la place. Ce que n’a pas manqué de soulever le procureur de la République qui devrait diligenter des enquêtes dans ces établissements qui emploieraient du personnel de façon irrégulière.
L’affaire n’a toutefois pas été jugée ce jour, les deux prévenus ayant fait valoir leur droit de ne pas vouloir être jugés sur le champ, afin de mieux préparer leur défense. Laissés libres sous strict contrôle judiciaire, dont la confiscation de leur passeport et l’obligation de se présenter à la Police Aux Frontières chaque jour jusqu’à leur jugement qui a été fixé devant ce même tribunal de Saint-Martin le 4 décembre prochain. Ils encourent une peine d’emprisonnement pouvant aller jusqu’à cinq ans.
A l’heure des pertes d’emploi à gogo, des difficultés de trouver de menus travaux à réaliser quotidiennement et de pas ou peu d’embauches à l’horizon, c’est l’heure de la débrouille qui a sonné. Et le tribunal de Saint-Martin risque quant à lui de ne pas être en peine de dossiers. Au moins dans le secteur judiciaire, il va y avoir du travail ! 
 

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