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L’interview express de Miss Saint-Martin et Saint-Barthélemy

Par Ann Bouard
16 Octobre 2026
Crédit photo : Souleyman Studio, pour le Comité Miss Saint-Martin / Saint-Barthélemy

Les discours des Miss lors du concours sont souvent très stéréotypés. Comment allez-vous vous démarquer ?
Grâce à Evelyne Fleming, ma coach en élocution, qui elle aussi n’aime ni les stéréotypes ni les textes appris par cœur, je vais avoir une façon différente de me présenter. Et surtout, je vais rester authentique, fidèle à moi-même. Il faut que ce soit le plus naturel possible.

Est-ce que le test de culture générale vous fait peur ?
Non, pas du tout. Chaque semaine, j’ai un QCM de 100 questions sur des sujets très différents pour me préparer. Cette semaine, il portait sur l’histoire, un domaine dans lequel je suis assez à l’aise et que j’aimais déjà beaucoup à l’école.

Toutes les Miss veulent sauver la planète ou les enfants et choisissent une grande cause à défendre. Quelle sera la vôtre ?
Je ne vais pas dévoiler totalement ma cause, mais elle sera axée sur les créateurs, jeunes et français. C’est d’ailleurs pour cela que nous avons fait venir des créateurs locaux ce soir… Mais je ne vous en dis pas plus !

Comment préparez-vous vos différentes interventions : discours, défilés, shootings photo ?
J’ai un planning mensuel qui intègre l’élocution, le catwalk, la gym, etc. Je travaille de 8h à midi et ensuite, j’enchaîne avec la gym, puis l’élocution. Cette semaine, nous avons aussi commencé le catwalk avec ma coach Jacqueline pour travailler la démarche, la posture et apprendre à se présenter avec les différentes tenues. Bibi, la fille de Catherine, m’aide pour les shootings, le choix des tenues et les poses. J’ai aussi une maquilleuse, un photographe... Je suis vraiment bien entourée.

Est-ce qu’il y a une phrase type de Miss que vous vous êtes promis de ne jamais prononcer ?
« Merci pour cette question ! » (Rires.)

Quelle est celle que vous redoutez le plus que l’on vous pose sur scène ?
Aucune ! Je pense pouvoir répondre à toutes les questions.

Accueillir vos concurrentes sur votre territoire, est-ce un avantage psychologique ?
Oui, bien sûr ! Tout le monde me dit que je n’ai pas de chance parce que je ne vais pas faire de voyage. Mais au contraire, je pense que c’est un avantage de pouvoir leur faire découvrir mon île, Saint-Martin, et Saint-Barth, mes îles ! En matière de visibilité, c’est aussi une très bonne chose. Et je vais pouvoir leur faire découvrir tout cela avec beaucoup de fierté. J’ai même hâte !

Comment allez-vous les convaincre que Saint-Martin est bien plus qu’une destination de carte postale ?
Saint-Martin ne se décrit pas, ça se ressent, comme le dit l’Office de tourisme. Quand elles viendront, elles le ressentiront. It’s a feeling ! Et c’est tellement vrai ! Si tu cherches des mots pour décrire Saint-Martin, il n’y en a pas… ou alors il y en a trop !

Si vous deviez leur faire découvrir une seule spécialité locale, laquelle choisiriez-vous ?
Le Guavaberry, sans hésitation ! Mais aussi les Johnny Cakes, parce que je ne pense pas qu’elles connaissent. Et puis, on ne peut pas oublier les chicken legs ! On ne peut pas manger un Johnny Cake sans chicken legs !

Si vous pouviez changer une seule chose dans le concours… Le défilé en maillot de bain, peut-être ?
Peut-être le critère de taille, pour que davantage de jeunes filles aient l’opportunité de participer, même si la taille minimale a déjà été revue à 1,70 m. Mais non, le défilé en maillot ne me dérange pas ! Surtout que je vais à la gym. Là, je suis prête ! Très prête même ! Il faut que je montre mes jambes ! (Rires.)

Qu’est-ce qui vous ferait dire, dans un an, avec ou sans la couronne, que cette aventure a été une réussite ?
Dans tous les cas, c’est déjà une réussite d’être sur la scène de Miss France et de représenter les deux îles à l’échelle nationale. Et puis, le fait que les autres Miss viennent ici, c’est une première ! Et cela se passe pendant que je suis Miss Saint-Martin et Saint-Barthélemy. C’est une vraie fierté !

Qu’est-ce qui pourrait vous faire perdre votre sourire ?
Ce n’est pas facile de me faire perdre mon sourire! Mais s’il y a bien une chose, ce serait l’inégalité.

Qu’aimeriez-vous qu’on retienne de vous, à part votre sourire et votre écharpe ?
Mon authenticité ! Il n’y en a pas deux comme moi. Et mon sourire, quand même ! 

Ann Bouard