Le Village des associations foisonne de nouveaux projets pour la jeunesse locale
Samedi 24 octobre se tenait la 3e édition du village des Associations à la halle des sports Jean-Louis Vanterpool à Marigot, de 9h à 15h. Avec quelque 35 associations présentes, l’évènement a une nouvelle fois rassemblé les habitants, curieux de découvrir les initiatives sportives, culturelles et solidaires qui enrichissent toujours plus le tissu social de l’île.
11 petites associations récompensées pour leur création

Dominique Louisy, 3e vice-présidente de la Collectivité en charge du développement humain et citoyenneté, était présente sur les lieux pour encourager les participants. Cet évènement, qui a lieu tous les deux ans, co-organisé par la Vie Associative et la Collectivité, permet de faire le point sur les nouvelles créations d’entreprises et de valoriser les initiatives destinées à améliorer la vie des habitants. Cette année, 11 nouvelles associations ont reçu un certificat de reconnaissance de participation au dispositif Création et accompagnement des petites associations, parmi lesquelles Hands in Kulture, centrée sur la transmission des traditions, Élégance des îles sur la création de mode ou encore Roseau Bleu Santé, qui œuvre pour la santé, la prévention et l’accompagnement des publics.
De nouvelles associations tournées vers l’aide à la jeunesse

Parmi les exposants, une nouvelle venue pour cette édition 2026 : l’AJ3P (Association Jeunesse et Police pour la Protection et la Prévention), fondée par Peggy Zadigue en Guadeloupe et qui s’installe cette année sur le territoire. Représentée par Pauline et Steve Barbier, elle entend sensibiliser les jeunes et les élèves sur des thématiques clés de leur quotidien, comme le harcèlement scolaire, les addictions ou encore le manque de repères qui peut mener parfois à la violence. Mais ce n’est pas tout : elle offre également aux jeunes la possibilité d’élargir leur ouverture sur le monde en organisant des voyages éducatifs. Ainsi, sur les trois dernières années, les jeunes adhérents ont pu découvrir le Japon, New York, ou encore Paris et ses institutions, telles que l’Assemblée nationale. « Nous voulons montrer aux jeunes que police = accompagnement et actions positives et pas seulement répression » commente Pauline Barbier.

Ping Passion, de son côté entend répondre à un manque constaté par ses fondateurs dans le domaine sportif : l’absence d’existence de club de tennis sur table. Christophe et Jenna sont arrivés en août sur l’île et ont souhaité répondre à cette demande : « En tant qu’ancien président de club, entraîneur et joueur, j’ai souhaité m’inscrire ici et j’ai vu que l’île n’en avait tout simplement pas. Par contre le padel est très présent. Nous sommes donc accompagnés par la Ligue de Guadeloupe de tennis de table dans la fondation de notre asso sur Saint-Martin et nous attendons d’obtenir un local dans l’un des établissements scolaires de l’île ».
Force est de constater que malgré des obstacles persistants, le dynamisme du tissu associatif saint-martinois ne faiblit pas et témoigne d’une volonté intacte d’agir et de faire vivre le territoire.