Le 97150 : mille numéros et quelques détours
Notre édition de ce mardi 14 avril marque un cap symbolique : 1000 numéros !Un chiffre rond… et qui nous a donné l’envie de remonter le temps, d’appuyer sur pause, pour prendre la mesure du chemin parcouru depuis un peu plus d’une décennie. Car si les fidèles de la première heure ont suivi l’évolution du journal, les lecteurs d’aujourd’hui n’en connaissent pas toujours les débuts…
À l’origine, Le 97150 n’était pas tout à fait un journal. Clin d’œil aux publications de l’Hexagone qui reprenaient le numéro départemental pour diffuser leurs petites annonces, le premier numéro, publié le 17 septembre 2015, ressemblait davantage à un support pratique : 100% petites annonces. On y cherchait un emploi, un logement, une voiture… bref, on y trouvait surtout de quoi se débrouiller au quotidien.
Puis, presque en douce, le journal a commencé à changer de visage. Le 5 novembre 2015, apparaissent quatre pages centrales de rédaction, deux en anglais et deux en français, chaque jeudi. L’actualité locale s’y glisse timidement, entre deux annonces. On teste, on ajuste, on prend la température.
Un an plus tard, le virage est plus franc. Le 8 novembre 2016, les petites annonces disparaissent, et Le 97150 devient officiellement un journal d’informations locales. L’info prend le dessus, les sujets se diversifient, le ton s’affirme. Et comme souvent à Saint-Martin, les choses ne restent pas figées bien longtemps et dans la foulée, le journal passe à deux parutions par semaine, le mardi et le vendredi. Le rythme s’accélère, l’actualité aussi… et les boîtes vertes font leur apparition un peu partout sur l’île. On se sert, on s’informe et cela reste gratuit !
Décembre 2017 marque une petite révolution dans les pages du journal : l’arrivée de Mimi — ou plus précisément de sa fameuse « tournée ». Un rendez-vous qui, très vite, va trouver son public… et transformer les lendemains de soirée en moment de lecture incontournable en plein jour !
Dernière évolution en date : l’ouverture à un public encore plus large, avec le lancement de l’édition 100 % anglaise le 3 mars 2026. Une manière assez naturelle de coller à la réalité d’un territoire bilingue, et de parler à tous ceux qui y vivent, y passent ou s’y reconnaissent.
Entre-temps, le journal a trouvé sa place. Ni tout à fait institutionnel, ni totalement décalé, Le 97150 navigue à sa manière, entre informations locales, sujets de fond, actualité du quotidien et petits clins d’œil à la vie de l’île.
Mille numéros plus tard, Le 97150 a surtout accumulé… des histoires. Certaines importantes, d’autres plus légères, mais toutes ancrées dans le quotidien de l’île.
Car ces mille parutions racontent bien plus que l’histoire d’un journal. Elles racontent aussi celle de ses lecteurs. Ceux de la première heure, comme ceux croisés en chemin. Ceux qui ouvrent un numéro par habitude, par curiosité, ou simplement parce qu’il était là, à portée de main.
Sans vous, Le 97150 ne serait resté qu’un numéro. C’est vous qui en avez fait un rendez-vous, un réflexe, parfois même un petit morceau du quotidien.
Alors pour ces mille parutions — et pour toutes celles à venir : merci.
Au fond, c’est peut-être ça, Le 97150 : un journal qui informe, bien sûr, mais qui finit aussi, souvent, par faire partie du décor. Et à voir ce qu’il devient une fois lu, il semble que l’histoire soit encore loin d’être terminée…
Mille et un usages
Le 97150 ne se contente pas d’informer. Détourné, recyclé, réinventé, le journal s’invite là où on ne l’attend pas — entre créativité, humour et seconde vie inattendue. Comme quoi, avec Le 97150, l’histoire ne s’arrête jamais vraiment : il continue de vivre, au rythme de celles et ceux qui le font et le transforment.
