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Le sport au féminin : Meï Marchisella Gymnaste, coach et juge à 17 ans !

Par La rédaction
6 Juillet 2026

Dans le cadre de la série consacrée aux sportives du territoire‭, ‬réalisée à l’initiative du Comité Territorial Olympique de Saint-Barthélemy et Saint-Martin‭ (‬CTOS SBSM‭), ‬nous sommes allés à la rencontre de‭ ‬Meï Marchisella‭. ‬Née à Saint-Martin il y a 17‭ ‬ans‭, ‬cette jeune femme a fait de la gymnastique une philosophie de vie‭.‬

Meï découvre la gymnastique à l’âge de huit ans, un peu sur le tard… car dans cette discipline les petites athlètes débutent bien plus tôt ! Dès la première année, elle dispute une compétition à Sint Maarten. Elle s’en souvient, car elle fut déçue de ne pas monter sur le podium, mais avait cependant réussi à décrocher une sélection pour participer à une compétition en Martinique. Après le passage d’Irma, elle rejoint les Étoiles de Saint-Martin, où elle poursuit sa progression sous la direction de Grace. Entre le sol, la poutre, le saut et les barres, son agrès de prédilection est sans conteste les barres asymétriques. C’est également celui où elle obtient les meilleurs résultats, malgré son mètre soixante-treize. En individuel comme par équipe, elle devient une habituée des podiums et sera plusieurs fois championne de Martinique et de Guadeloupe.

Voir la gymnastique autrement

En parallèle, Meï débute une formation de juge. À 16 ans, elle obtient son diplôme de juge de niveau 1 en Martinique, qui lui permet d’officier sur les compétitions fédérales A. Une autre façon de vivre la gymnastique et d’en apprécier toute la technicité. Mais, il y a deux ans, faute d’équipe, plusieurs de ses partenaires plus âgées ayant quitté le territoire, elle décide d’arrêter la compétition pour se consacrer à l’entraînement des plus jeunes. Elle se porte volontaire aux côtés de Grace pour se former et au bout d’un an passe sa formation de coach performance. Depuis, elle s’investit au sein des Étoiles de Saint-Martin dans l’encadrement des groupes Access Gym. Elle participe également aux entraînements destinés à préparer les jeunes gymnastes à intégrer le Centre d’Excellence et d’Éducation par le Sport (CEES). Un investissement récompensé cette année lors de la soirée des bénévoles sportifs organisée par le CTOS SBSM par le prix de l’engagement (catégorie jeunes, bien sûr) !

Une école de la vie

Aujourd’hui, la pratique de la gymnastique lui manque beaucoup, mais reprendre en loisir ne l’intéresse pas. « Ce n’est pas tant la compétition qui me manque que le niveau d’exigence qu’elle demande », explique-t-elle. Car derrière les enchaînements se cache une discipline de tous les instants. Il faut être assidue, rigoureuse, et ne manquer aucun entraînement : « Même malade, on y va !» lance-t-elle en souriant. Pour espérer atteindre un bon niveau, il faut aussi adopter une bonne hygiène de vie et surtout comprendre ce qui est bon pour son corps et apprendre à manger sainement. « C’est plus du domaine de la compréhension que de la contrainte. » Et les parents doivent y veiller aussi !
Au quotidien, Meï est devenue très exigeante envers… elle-même. La gymnastique lui a appris à ne jamais rien lâcher et à tout mettre en œuvre pour atteindre ses objectifs. Une philosophie qu’elle applique aujourd’hui dans ses études. « Quand on veut quelque chose, rien n’arrive tout seul. Il faut travailler pour y arriver. »
Baccalauréat en poche, elle s’est envolée le week-end dernier pour la métropole afin de profiter de vacances bien méritées avant de rejoindre Grenoble à la rentrée. Admise en Licence Accès Santé (LAS), elle est encore en liste d’attente pour intégrer le Parcours d’accès spécifique santé (PASS), une voie plus rapide pour pouvoir passer le concours de médecine. Car là est son autre rêve, celui de devenir médecin, et plus précisément chirurgienne. Avec deux parents qui travaillent au centre hospitalier de Saint-Martin, c’était un peu prédestiné, et elle avoue avoir toujours adoré « l’ambiance de l’hôpital » ! Elle espère quand même, pendant ses études, pouvoir continuer à être juge ou coach de gymnastique dans l’Hexagone.
Son message ? « L’exigence n’est pas une contrainte car cela apprend tout dans la vie, et cela n’empêche pas de s’amuser ».

La rédaction