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Baby Dou : mobilisation des parents

Par Demont
30 Juillet 2026

L’association Sem ta Route a annoncé dans un courrier adressé aux familles le 25 juillet dernier que la crèche Baby Dou ne rouvrira pas en septembre, faute de financements. Une situation qui a poussé les parents à adresser un courrier de réclamation au président de la Collectivité.

L’association Sem’ Ta Route évoque une situation financière devenue trop fragile et l’absence des fonds indispensables au fonctionnement de la structure, sans toutefois en préciser l’origine. Elle indique avoir recherché pendant plusieurs mois des solutions, sollicité ses partenaires et tenté de réunir les financements nécessaires. 
Suite à cette annonce, les parents ont écrit au président de la Collectivité, Louis Mussington, avec copie à la préfecture, à la sénatrice Annick Pétrus, à la CAF, à la PMI et à l’inspection du travail. Dans leur courrier, les familles affirment que, selon les informations qui leur ont été communiquées, la fermeture serait principalement liée au non-versement par la Collectivité des subventions attendues pour 2025. Elles évoquent des salaires impayés, un manque de personnel et plusieurs fermetures en juillet. 
À la rentrée, la crèche devait accueillir 24 enfants et bébés. À un mois de la reprise, une vingtaine de familles se retrouvent désormais sans solution de garde, avec toutes les conséquences que cette situation implique sur leur organisation familiale et professionnelle.
La situation est encore plus préoccupante pour les sept salariées de la structure, qui n’ont pas perçu leur salaire depuis deux mois et se retrouvent à partir d’aujourd’hui sans emploi. Confrontées à des difficultés financières et personnelles importantes, certaines sont actuellement en arrêt maladie. La crèche, qui devait fermer pour les vacances ce vendredi, n’était déjà plus en mesure d’accueillir les enfants et a finalement cessé son accueil dès le 30 juillet au soir.

La question de la gestion de la petite enfance se pose

Le fonctionnement des crèches repose en grande partie sur des financements publics, notamment sur la Prestation de service unique (PSU) versée par la Caf. La participation des parents, calculée en fonction de leurs revenus et de leur situation familiale, reste généralement limitée. Dans le cadre de ce dispositif, les contributions des familles et de la Caf couvrent ensemble 66 % du prix de revient de l’accueil, dans la limite des plafonds réglementaires. Ce financement participe aux différentes dépenses de fonctionnement de la structure, telles que les salaires, les repas, les couches ou encore les produits d’hygiène. Ce sont généralement les communes, les régions ou les collectivités qui prennent le relais pour les 34% restants, selon les conventions établies. Une réunion avec la  Délégation Solidarité, Santé et Famille (pôle fermé depuis le 2 juillet, les agents étant en débrayage) avait été organisée en mai, pour envisager justement une éventuelle convention sur trois ans. 

Baby Dou Saint-Martin

Les signataires demandent des explications sur l’origine des difficultés financières, sur un éventuel retard ou non-versement des subventions, sur le calendrier prévu pour régulariser la situation et l’organisation urgente d’une réunion entre la Collectivité, l’État et les partenaires concernés. 
Une pétition publique intitulée « Save Baby Dou » est également relayée sur les réseaux sociaux. Les parents souhaitent alerter sur les conséquences de cette fermeture pour les salariées comme pour les familles, dans un territoire où les places disponibles en crèche sont déjà insuffisantes. 
Jeudi après-midi par voie de communiqué, la Collectivité indiquait soumettre au vote du conseil exécutif du 6 août prochain une subvention de 183 000 € pour 2026 et que ce soutien ferait l’objet d’une convention pluriannuelle. Elle n’apporte cependant pas de précisions sur les montants dus. Plus d’informations dans notre édition de mardi. 

Demont