Sandy Ground : agressé, caillassé et dépouillé en pleine rue
Dimanche 19 avril, un automobiliste affirme avoir été attaqué par une bande de jeunes en motocross et en scooters, avant d’être blessé et dépouillé de son véhicule. Exaspéré, il interpelle directement les autorités.
Vers 18 heures, à la sortie de Sandy Ground en direction des Terres-Basses, un homme affirme avoir été la « victime d’une bande de voyous ». Alors qu’il circule en voiture, une grosse motocross sans plaque d’immatriculation, ni lumières et avec un conducteur sans casque lui arrache un rétroviseur. Tandis que la victime descend pour récupérer les débris, plusieurs scooters se regroupent autour de lui. La situation dégénère rapidement. L’homme tente d’appeler la gendarmerie, mais explique avoir été agressé par plusieurs individus qui lui déchirent son t-shirt puis son short pour tenter de lui voler son téléphone. Il reçoit ensuite plusieurs jets de pierre dans le dos, mais aussi sur la main ce qui lui vaut une fracture du doigt. Son téléphone est également détruit et son véhicule volé.
Témoin de la scène, une voisine lui tend un téléphone pour appeler les secours. Trois gendarmes interviennent, mais sont eux aussi caillassés et contraints de repartir. Les pompiers arrivent également sur les lieux de l’altercation et transportent la victime à l’hôpital. Le véhicule sera retrouvé plus tard par les forces de l’ordre et une plainte sera déposée.
« On vit dans une zone de non-droit »
La victime dénonce une « zone de non-droit » à Sandy Ground. « La violence n’a pas de repos. Nous sommes face à une prise d’otage de toute la population par une bande de voyous », affirme-t-elle, évoquant armes, trafics et des autorités absentes. L’homme appelle alors à une action de la part du préfet, il réclame le retour d’une police de proximité et même l’intervention du GIGN de Guadeloupe. « Ce n’est plus la Friendly Island, c’est la Terrible Island », lâche-t-il, amer. Contactée, la préfecture n’a pas répondu à nos sollicitations.