Accéder au contenu principal

Baie Orientale : des chiens sauvages désossent une voiture

Par Jean-Michel Carollo
13 Octobre 2025

Lors de leur ronde matinale, les agents de sécurité ont découvert avec stupéfaction les dégâts considérables causés en pleine nuit.

Le pare-choc avant arraché, tout comme les faisceaux électriques des phares ainsi que des éléments de carrosserie en métal et en plastique qui jonchent le sol du parking situé derrière la place du village, tel est le résultat des dommages subis par le véhicule garé ici la veille au soir. C’est aux environs de 3h du matin, que deux ou trois chiens sont aperçus en train de rôder autour de la voiture en question.
Peu à peu, ils s’en prennent à elle sans raison apparente et la saccagent partiellement en quelques minutes. Un chat apeuré s’était-il réfugié dans le moteur à la vue des canidés qui, l’ayant repéré, ont tenté de le déloger de sa cachette ? Allez savoir… Il y a de nombreux animaux de compagnie à la Baie Orientale, mais ils ne sont pas laissés en liberté la nuit, et les seuls chiens connus abandonnés par des maîtres peu scrupuleux vivent à l’extérieur, mais ce sont de gentils toutous qui ne feraient pas de mal à une mouche.

Des chiens dans un jeu de quilles

Alors d’où viennent ces animaux agressifs ? La réponse est simple : livrés à eux-mêmes ils résident dans la mangrove qui jouxte la Baie Orientale et où ils se reproduisent loin de toute campagne de stérilisation. Dans la journée ils restent terrés au fond de ce zion qui appartient à la Réserve Naturelle, mais lorsque la nuit descend, ils sortent en quête de nourriture, immanquablement attirés par les poubelles des restaurants.
Le problème des chiens errants est récurrent. Des ramassages censés endiguer le phénomène sont organisés régulièrement, mais la fourrière promise depuis tant d’années par la Collectivité tarde toujours à être construite. Alors doit-on attendre une attaque fatale pour réagir enfin ? Ne sombrons pas dans la psychose pour autant, mais il arrive parfois que les chiens aboient et que la caravane passe sans s’en sortir indemne. 
               

Jean-Michel Carollo