FAITS DIVERS

Accident dans les piscines naturelles de Petit-Cul-de-Sac  à Saint-Barthélemy : Le corps de la fillette n’a pas pu être récupéré

Accident dans les piscines naturelles de Petit-Cul-de-Sac à Saint-Barthélemy : Le corps de la fillette n’a pas pu être récupéré

02 novembre 2022
Vendredi en fin de journée, la Collectivité de Saint-Barthélemy confirmait l’arrêt définitif des opérations menées pour tenter de récupérer le corps de l’enfant de 11 ans, tombé le mardi précédent dans le trou jouxtant les piscines naturelles, à Petit-Cul-de-Sac.
La Collectivité indiquait que l’extraction du corps repéré par un drone sous-marin à une profondeur de 5 mètres, s’est révélée impossible malgré les maintes interventions effectuées par des corps de secours spécialisés. Elle indiquait encore que la décision avait été prise en fin de journée de vendredi 28 octobre de mettre fin aux opérations de rapatriement du corps de la fillette. S’exprimant dans les colonnes du Journal de Saint-Barth, le lieutenant Laurens, commandant du service territorial d’incendie et de secours (STIS) confiait que des moyens importants avaient été engagés pour remonter le corps de l’enfant et expliquait le mode opératoire déployé : « L’équipe des sapeur-pompiers de Saint-Barthélemy et celle de sauveteurs aquatiques ont été rejointes par les sauveteurs aquatiques de Guadeloupe et de Saint-Martin. Mais également les plongeurs de la gendarmerie nationale et une équipe de « Grimp » (sapeur-pompiers spécialisés en interventions en milieux périlleux) de Guadeloupe venus en renfort. La journée (vendredi 28 octobre, NDLR) a consisté à continuer à explorer le boyau au niveau du siphon au moyen d’un robot sous-marin équipé de caméra et de projecteur, mis à disposition par des particuliers. La mission de ce robot a été de poursuivre la reconnaissance au niveau de la localisation du corps de la victime ».

« Face à la dangerosité du site, aucun moyen humain n’a pu être déployé »

« C’est un cheminement très complexe puisque dans le boyau, où il y a un mécanisme d’aspiration qui monte et qui descend, il y a un courant très fort et d’une force assez importante. Les opérations sont très difficiles et très complexes dû à ce boyau et au relief à l’intérieur de la cavité. Face à la dangerosité de la configuration, aucun personnel physique n’a pu être déployé dans le trou. Seuls les moyens matériels, qui ont leur limite technique aussi, ont été engagés. Parallèlement avec les équipes « GRIMP » de Guadeloupe on a mis un dispositif permettant la sécurisation de la remontée potentielle de la victime dans une cavité où les conditions sont très difficiles. » Le lieutenant Laurens a également précisé à nos confrères qu’il avait été en contact avec la cellule de secours de spéléologie française où des spécialistes compétents et professionnels "ont apporté un appui technique permanent sur les stratégies à envisager et à engager sur cette intervention" ».
En accord avec les parents de la jeune victime, la Collectivité de Saint-Barthélemy a mis à la disposition de la population à l’entrée de l’Hôtel de la Collectivité une boîte afin que les personnes puissent y déposer leurs témoignages de soutien et de solidarité. De même, la principale du collège Choisy a décidé l’ouverture des portes de l’établissement pour tous ceux qui souhaiteraient honorer la mémoire de la jeune Mina.
Pour mémoire, dans la matinée de mardi dernier, la fillette de 11 ans a chuté dans un trou, véritable siphon, situé au niveau des piscines naturelles de Cul-de Sac. Un important dispositif de secours a immédiatement été enclenché, avec le concours d’initiatives privées. Ce n’est que jeudi en fin d’après-midi que le corps de Mina a été localisé par un drone sous-marin, à environ cinq mètres de fond, au creux d’une cavité. Le 97150 se joint à la douleur des familles qui fait face à ce terrible drame.
V.D. (avec Le Journal de Saint-Barth)

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