35,7 tonnes de stupéfiants saisis en 2025 aux Antilles
Pas de trêve pour les trafiquants de stupéfiants. La route des Antilles demeure très fréquentée en cette fin d’année, et la Marine nationale a une nouvelle fois intercepté un navire dont la cargaison contenait 138 ballots plus que suspects.
Le 14 décembre, la Marine nationale a intercepté un bateau de pêche navigant sans pavillon en Atlantique. Le capitaine a cependant présenté des documents indiquant que son navire était immatriculé en Pologne, mais la Grèce a également informé la France que ledit bateau naviguait sous pavillon grec. Après accord des autorités des deux nations, la Marine a pu procéder à la fouille du navire et a découvert à bord 138 ballots de cocaïne, soit plus de 4 200 kg de drogue. L’équipage, le navire et la cargaison illicite ont été convoyés jusqu’à Fort-de-France, conformément aux procédures judiciaires françaises en matière de lutte contre les trafics de stupéfiants. L’enquête judiciaire a été confiée aux services de l’office anti-stupéfiants (OFAST) Caraïbes.
Les Forces Armées aux Antilles précisent que « l’OFAST, sous la direction du parquet de la juridiction interrégionale spécialisée de Fort-de-France, a travaillé en étroite collaboration avec les services de police et judiciaires grecs et le département de la coopération internationale opérationnelle de la direction nationale de la police judiciaire afin d’articuler la procédure française avec la procédure grecque. Outre-Atlantique, cette coordination des services français et helléniques a permis d’interpeller cinq membres d’une organisation criminelle structurée importatrice de cocaïne, dont la tête de réseau ».
En 2025, ce sont 35,7 tonnes de produits stupéfiants qui ont été saisies dans la zone maritime des Antilles. Cela illustre la nécessité de mettre en place des moyens d’envergure pour lutter contre le narcotrafic. Au cours de sa visite dans les îles du Nord, le garde des Sceaux, Gérald Darmanin, avait indiqué lors d’une réunion de travail sur le sujet que le trafic de drogue touchait en effet tout les territoires français des Caraïbes « particulièrement exposés du fait de leur proximité avec des pays producteurs, mais aussi des gangs, des réseaux de criminalité organisée qui utilisent les îles françaises comme des îles rebond où l’on entrepose, on négocie et on fait du transbordement de drogue». Dans les moyens envisagés, le ministre de la Justice avait alors évoqué la mise en place « d’une stratégie de harcèlement » par les forces de l’ordre en multipliant les contrôles et les interventions notamment sur les points de deal afin de cibler les trafiquants mais aussi les consommateurs.