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Saint-Martin rend hommage aux victimes de l’esclavage

Par Lise Gaeta
11 Mai 2026

Dimanche 10‭ ‬mai‭, ‬élus‭, ‬représentants de l’État et habitants se sont réunis au cimetière de Marigot pour rendre hommage aux victimes de la traite négrière et de l’esclavage‭. ‬Une cérémonie qui a été rythmée par les interventions de la jeunesse saint-martinoise‭.‬

Danser, scander, réciter, les jeunes de Saint-Martin se sont mobilisés le 10 mai pour honorer la mémoire des victimes de l’esclavage. Un moment solennel qui a eu lieu vingt-cinq ans après l’adoption de la loi Taubira, qui reconnaît la traite négrière et l’esclavage comme crimes contre l’humanité. Le préfet de Saint-Barthélémy et Saint-Martin, Cyrille Le Vély a rappelé que « Quatre millions de personnes ont été victimes de ces atrocités pendant plus de deux siècles dans l’espace colonial français ». 


Pour célébrer la mémoire de ceux qui ont souffert, résisté et lutté pour leur liberté, la cérémonie s’est organisée autour de différents temps forts. Tout d’abord, ce sont trois élèves du collège Mont des Accords qui ont rendu hommage à Auguste François Perrinon. Né en 1812 à Saint-Pierre, en Martinique et mort en 1861 à Saint-Martin, il fut le premier métis martiniquais à intégrer l’École polytechnique. Les collégiens ont alors retracé son parcours, rappelant son engagement abolitionniste, sa dénonciation de l’injustice de l’esclavage et son combat pour la dignité des hommes de couleur.


La jeunesse au service de la mémoire


Après cette intervention, une élève du lycée Robert Weinum a récité le poème « Prière d’un esclave » de Sonia Fleming. Puis, une danse traditionnelle est venue prolonger cet hommage. Des jeunes filles ont ensuite réalisé le tressage du mât de la liberté et de l’égalité à l’aide de rubans bleus, blancs, rouges. Enfin, une procession et le dépôt de gerbes de fleurs sur la tombe d’Auguste François Perrinon ont conclu la cérémonie. Un geste de recueillement pour saluer le courage de celles et ceux qui ont refusé l’oppression, mais aussi pour inviter les nouvelles générations à ne jamais les oublier.     

              

Lise Gaeta