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Bike Fest 2025, une 17e édition réussie du début jusqu’à la fin

Par Jean-Michel Carollo
13 Novembre 2025

Cinq jours à sillonner les routes de Saint-Martin sans que le moindre gravier ne vienne contrarier le ronronnement des moteurs V-twin.

Cette année ce sont 88 motos qui ont conduit 140 participants pilotes ou passagers, aux quatre coins de Saint-Martin et Sint Maarten pour célébrer à la fois la fête de l’île, et aussi l’amour des belles motos principalement américaines, mais pas que, puisque les machines japonaises étaient également les bienvenues sans craindre le moindre signe d’hostilité comme c’était de coutume au siècle dernier. En effet tout le monde a roulé coude à coude et guidon contre guidon sans aucune anicroche, et les motards saint-martinois ont ainsi accueilli leurs camarades venus de Saint-Barth, de Guadeloupe et de Martinique bien sûr, mais également de Sainte-Croix, ou encore des Îles Vierges américaines.
À grand regret cette année, certains motards de Curaçao et d’Aruba ont dû renoncer à venir à cause des délais d’acheminement des motos, à l’aller comme au retour, car pour les puristes, la participation au moindre ride ne peut se faire qu’avec sa propre machine. Des participants moins pointilleux sur les principes avaient fait le déplacement depuis la France, Monaco, la Hollande ou encore le Canada sachant qu’il leur serait possible d’en louer une sur place grâce à une organisation bien rodée et sans faille comme d’habitude.

Born to Be Wild

En effet, quand on pose la question aux organisateurs afin de savoir s’ils ont décelé d’éventuelles imperfections à corriger pour l’année prochaine, la réponse est claire : « C’était parfait ! » Et on ne demande qu’à les croire, car lors de la soirée de clôture qui se déroulait mardi à la villa Gumbs, tout le monde avait l’air heureux et satisfait malgré quelques signes de fatigue bien compréhensibles après cinq jours d’une grande intensité, rendus encore plus agréables grâce à une météo qui a fait preuve d’une belle clémence.
La grande nouveauté de cette édition était sans aucun doute la pool party qui aurait pu être snobée par les bikers dont on sait qu’ils sont toujours hésitants à quitter leurs cuirs et leurs bottes. À la surprise générale et sans doute aidés par l’ambiance bon-enfant qui a régné durant ces cinq jours, les durs à cuire ont exhibé sans complexe leurs tatouages les plus intimes chevauchant des licornes flottantes multicolores dans la joie et l’allégresse générale. Il existe en Allemagne un célèbre rassemblement motocycliste hivernal appelé « Les Éléphants » (roses ?)… alors des licornes à SXM, après tout pourquoi pas ?          

Jean-Michel Carollo