ENVIRONNEMENT

Réserve Naturelle… bientôt 20 ans !

Réserve Naturelle… bientôt 20 ans !

04 février 2019
En mai, la Réserve Naturelle de Saint-Martin - Saint-Barthélemy fêtera ses vingt ans. Une année charnière qui succède à une année particulière. La semaine dernière, toute l’équipe présentait ses vœux au Grand Case Beach Club, lieu hautement symbolique, face au rocher créole en pleine réserve naturelle, où a été taguée la première baleine à bosse et où l’on peut entendre le chant de celle-ci. L’occasion de faire le bilan des années écoulées et de se projeter dans l’avenir avec de nouveaux projets.

Le Président, Harvey Viotti a, non sans nostalgie, évoqué les débuts de la Réserve et le chemin parcouru jusqu’à aujourd’hui ; un parcours qu’il souhaiterait refaire pour remettre en place la réserve d’origine telle qu’elle existait il y a vingt ans, même si cela ne pourra se faire du jour au lendemain. L’expérience de Luis a démontré qu’il faut du temps, il en faudra encore pour réparer les dommages d’Irma.

DEUX PRIORITÉS EN 2019, LA MANGROVE ET LA POLLUTION DE L’EAU

Grâce au soutien du Rotary Club Saint-Martin Nord, une pépinière de plantules destinées à régénérer la mangrove, barrière naturelle protectrice très endommagée par Irma, va pouvoir être créée en collaboration avec les jeunes de l’ACEDE. En parallèle, le suivi de la pollution de l’eau déjà initié en 2018 va perdurer en 2019 afin de lutter, entre autres, contre la prolifération des déchets de plus en plus importante depuis le début de l’année. Une concertation est d’ailleurs envisagée avec les services de la justice afin que les peines soient plus lourdes et aillent bien au-delà de la simple amende à 75€.

UNE NOUVELLE RECRUE DANS L’ÉQUIPE

Aude Berger a rejoint depuis six mois l’équipe de la Réserve en tant que chef de projet Life Biodiv’om, un programme européen sur trois ans visant à la sauvegarde de deux espèces de Mérou. A ce titre, elle assistera Julien Chalifour, au pôle missions et suivis scientifiques. C’est la première fois que l’île bénéficie de ce programme de financement européen dédié au soutien de projets dans les domaines de l’environnement et du climat.

BIENTÔT UN INSTITUT DE LA BIODIVERSITÉ

La maison de la biodiversité est un projet qui est en gestation depuis 2014 date à laquelle une convention de financement avait été signée dans le cadre du contrat de développement entre la Collectivité et l’État. Elle aurait dû être inaugurée fin 2017. En raison de nombreuses péripéties dont, selon Nicolas Maslach, les bouleversements à la Semsamar, partenaire du projet … elle n’a toujours pas vu le jour ! Le directeur de la Réserve entend bien désormais accélérer les choses, en déposant la demande de permis de construire avant le mois de mai. Une manière d’inciter la Collectivité à instruire le dossier et à s’impliquer, si ce n’est financièrement du moins politiquement. Nicolas Maslach « espère que la Collectivité va prendre la mesure de l’importance de ce projet » qui à terme sera un outil pour les étudiants du monde entier et un dispositif de développement touristique responsable sur l’île.

Le suivi de tous ces projets, sur lesquels nous reviendrons plus en détail ultérieurement, devrait être facilité par la réunion des membres de l’équipe, jusqu’à présent éclatés sur l’île et hébergés pour certains par le Conservatoire du Littoral, dans les nouveaux locaux de Hope Estate dès la fin du mois.

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