TOURISM

Saint-Martin toujours dans l’attente d’une date d’ouverture aux visiteurs américains

Saint-Martin toujours dans l’attente d’une date d’ouverture aux visiteurs américains

16 October 2020
Huit mois déjà que la quasi-totalité de la planète est engluée dans cette crise sanitaire nommée Covid-19. La France et ses territoires feraient désormais face à cette seconde vague, pourtant prévisible et prévue selon les scientifiques qui entourent le gouvernement. Le président Macron a, dans son intervention télévisée de mercredi dernier, annoncé de nouvelles mesures de restrictions concernant 9 grandes villes situées sur le territoire métropolitain. Mais rien pour les autres. Ni nouvelles mesures, et statu quo sur les mesures en place.
 
Parmi ces annonces, la principale, un couvre-feu entre 21 h et 6h instauré à compter de samedi, 0h00, et pendant au moins 6 semaines sur ces 9 métropoles françaises.
Et partout sur le territoire national, de très fortes restrictions dans les restaurants quand ils sont autorisés à être ouverts, avec un maximum de six convives par table, en plus du respect des autres mesures déjà connues. Notre compassion va vers les restaurateurs et tous les métiers de la nuit, des arts et du spectacle, qui vont encore souffrir de ces nouvelles mesures. Mais jusqu’à quand pourront-ils tenir ?
 
Aucune annonce pour les outre-mer
 
De notre côté, et à quelques semaines de l’ouverture de la prochaine haute-saison, nous attendions des annonces importantes pour notre territoire, concernant entre autres des dates hypothétiques de réouverture des frontières, notamment avec le continent américain. Mais que nenni ! Avec d’habituels discours très franco-français, voire même limités à la capitale ou aux grandes métropoles, les territoires outre-mer, pourtant suspendues à toutes les règles imposées par le pouvoir central, n’ont en rien été concernés par cette nouvelle et solennelle allocution du président pourtant de tous les français. En effet, de notre côté de l’Atlantique, ce qui devrait être une haute saison-touristique, la première nous concernant depuis trois ans, débuterait dans quelques semaines. Pour autant, les touristes américains, nos principaux visiteurs ne sont toujours pas autorisés à entrer sur le territoire français.
 
Les hôtels obligés de refuser des réservations !
 
Les hôteliers ainsi que l’exécutif local ont fait des demandes officielles aux ministères concernés afin d’obtenir une réponse ferme dans les meilleurs délais, pour une réouverture aux visiteurs nord-américains au plus tard au 1er novembre. Des demandes restées pour l’heure sans réponse. Les quelques hôtels actuellement ouverts sont pris entre le marteau et l’enclume : accepter les réservations qui leur sont faites au risque de se voir verbalisés, voire contraints par des fermetures administratives, ou bien refuser ces réservations alors qu’ils sont déjà à l’agonie. Un comble, quand l’on connait les situations dans lesquelles ils sont depuis plusieurs années. D’autres hôtels, comme Belmond La Samanna aux Terres Basses ou encore le Secret Resort à l’Anse Marcel ont fait le choix de reporter leur ouverture à la mi-novembre.
 
Campagne de promotion ou coup d’épée dans l’eau ?
 
Si le ministère du tourisme, par la voix de son secrétaire d’Etat, Jean-Baptiste Lemoyne, a en début de semaine incité les français à prévoir de partir en vacances pendant les prochaines vacances de la Toussaint, en France et en outre-mer, cela frôle le vœu pieu et le discours très démagogique… « Nous allons tout faire pour que la saison touristique jusqu'à Noël puisse se dérouler. Et j'incite les Français à réserver pour les vacances de la Toussaint Les professionnels ont réitéré leurs engagements, que les réservations annulées ne coûtent rien aux Français et la sécurité sanitaire est au rendez-vous », a indiqué le secrétaire d’Etat chargé du tourisme. Atout France devrait lancer une campagne publicitaire en faveur des vacances en outre-mer jusqu’à Noël.
Mais depuis quand les français décident-ils majoritairement de prévoir de longs voyages pendant les vacances de la Toussaint ? Quand on connaît le prix des billets d’avion, rapporté au porte-monnaie amaigri des français, est-ce qu’une campagne de promotion les incitera à faire ces longs trajets dans un contexte toujours anxiogène pour une période aussi courte ? D’autant que le ministre Véran a par ailleurs et dernièrement indiqué que les voyageurs vers les Outre-mer n’étaient pas prioritaires pour recevoir les résultats des tests PCR, lesquels doivent être réalisé à -72 heures pour voyager... Mais dans quel monde vivent nos politiques et nos gouvernants? Certainement pas dans le même que le quidam…
 

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