SOCIETY

PPRn : Privilégier la prévention plutôt que les interdictions

PPRn : Privilégier la prévention plutôt que les interdictions

24 September 2019
La première réunion du Comité de pilotage pour un projet alternatif au PPRn, s’est déroulée vendredi matin, à la Collectivité. La majorité de ses membres était présente.

Depuis le 10 septembre dernier, quatre réunions des COTECH (Comité Technique et Thématiques) se sont déroulées aux quatre coins de l’île, chacune avec des thèmes différents. Les idées et différentes préconisations qui ont émergé de ces réunions techniques, auxquelles ont participé des techniciens mais aussi les citoyens désireux d'y contribuer, ont été débattues et analysées par 1er comité de pilotage (COPIL) qui s'est tenu vendredi dernier. En règle générale, il ressort que la priorité dans la révision du PPRn devrait s’atteler à mettre en œuvre des actions de prévention plutôt que d’imposer à la population les règles restrictives souhaitées par l'Etat. Pour exemple, afin de protéger les côtes du littoral de la submersion marine, le COPIL préfèrerait la construction de "brise-lames" ou encore de digue, aux abords des côtes. Egalement, le COPIL, relevait la nécessité d’augmenter le nombre d’abris cycloniques pour protéger les populations.

La protection des populations relève de la compétence de l’état
 
En clair, alors que selon le Comité de pilotage, le PPRn tel que rédigé et mis en application anticipé par l’Etat se défausserait de sa responsabilité en matière de protection de la population et de l’environnement en imposant aux populations la mise en place de prescriptions qui vont permettre de réduire leur vulnérabilité, la population et les techniciens engagés dans les COTECH et le COPIL, mettent en exergue que c’est à l’Etat aussi de mettre la main à la poche pour assurer la protection des populations. Car cette responsabilité incombe bien à l’Etat.

Absence d’études d’impacts
 
Remonté également des COTECH et pris en compte par le COPIL : l’absence d’études d’impacts préalables à la mise en application de ce nouveau PPRn. « Les impacts sociaux et économiques peuvent être désastreux pour le territoire, en cas de validation de ce PPRn », indiquaient le président Gibbs et son vice-président Steven Patrick, en charge de l’aménagement du territoire et du développement durable. « L’application de ce PPRn est susceptible de mettre en difficulté des entreprises existantes et de décourager les investissements pour le développement de notre économie. Une mise à mal de notre économie qui aura fatalement des conséquences collatérales, comme la perte d’emplois. Qui devra payer les indemnités chômage ou autres allocations ?
C’est bien l’Etat. Celui-ci aurait tout intérêt à réviser sa copie…», soulignaient Daniel Gibbs et Steven Patrick.
 
Recours gracieux avant le contentieux
 
En parallèle à ces réunions de concertation alternatives qui vont se poursuivre courant octobre, la Collectivité a déposé le 17 septembre dernier un recours gracieux auprès de la préfecture pour suspendre la procédure. En cas de rejet à ce recours (en cas de non-réponse dans un délai de 2 mois, cela signifiera un rejet), la Collectivité intentera un recours contentieux devant le tribunal administratif, dès que le PPRn révisé dans sa version définitive sera validé, soit en fin d’année.

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