POLITICS

La tribune politique de Jules Charville

La tribune politique de Jules Charville

26 October 2021
Peut-on construire Saint-Martin par la division !? COM de Saint-Martin : Il était une fois, l’homme qui tombait à pic !
 
J’aurais pu commencer cet article par la fameuse et légendaire phrase : Il était une fois… Mais la situation actuelle et l’image si affreuses de notre jeune territoire à l’extérieur, exigent que personne ne puisse ou ne doive s’en amuser.
Souvenez-vous, c’était en 2017, la population saint-martinoise pensait avoir trouvé la personne idéale pour former l’équipe (La Team) qui allait (enfin) régler tous les problèmes et améliorer d’un coup de baguette magique, son quotidien en la personne de Daniel Gibbs, l’actuel président. C’était pour certains d’entre nous et pour près de 70% des électeurs, « L’Homme qui tombait à Pic ».
Mais, après avoir observé les trois indicateurs que sont : celui des promesses de campagne non tenues, celui de la cohésion au sein de la majorité exécutive qui se désagrège un peu plus chaque jour, et pour finir, celui de la défiance grandissante de la population envers la classe politique (majorité et opposition confondues) et dont j’en fais partie moi aussi, nous devrions tous nous en inquiéter très sérieusement.
En effet, tous les ingrédients semblent être réunis pour que ce conte de fée de la troisième mandature se termine mal pour l’histoire de St-Martin et pour ses habitants. Et puisque l’heure du bilan a sonné, il sera difficile pour certains de camoufler ce que l’on pourrait qualifier de « tromperie sur la marchandise ». La montagne aurait-elle une fois de plus, accouché d’une souris orange ?
Durant près de cinq années (bientôt), il aura été fait un choix délibéré par l’actuel locataire du fauteuil de Président de la COM : le choix de « Diviser pour mieux régner ». Et cela, est perceptible même dans sa propre équipe. Le choix de pousser les saint-martinois à s’opposer entre eux ne peut être ni le plan, ni les matériaux idéals pour la construction de notre territoire dont le chantier est à l’arrêt depuis trop longtemps.
Mais soyons clairs et soyons réalistes. Il n’y a vraiment pas de quoi s’étonner. Il n’y a aucun hasard. Il n’y a aucune fatalité à cette triste situation. Nous identifions très clairement les responsables ainsi que les « coupables ». Et ceux de nos responsables politiques qui ambitionnent seulement à «diviser» Saint-Martin, sous prétexte et sous couvert de la démocratie, savent parfaitement que cela constitue d’abord une arme fatale du clientélisme afin de préparer les échéances électorales. Mais pendant ce temps (depuis 2007), toujours pas la moindre mise en œuvre de l’excellent et très ambitieux projet initial pour lequel la population saint-martinoise avait répondu « Oui » en décembre 2003.
Depuis, nous passons de conflits en conflits, de grèves en grèves, de malversations en malversations, de procès reportés en procès reportés, de guéguerre en guéguerre contre l’Etat et contre nous-mêmes population et élus ; hélas sans que cela n’ait apporté le moindre changement dans le quotidien de la population saint-martinoise !
Où est donc passée cette masse de matière grise que l’on promettait de faire revenir « au pays » et qui serait mise au service de St-Martin ? Où sont passés ces milliers de créations d’emploi promis aux jeunes de French Quarter et Sandy-Ground en 2012 et 2017 ? Où sont ces grandes réformes, ces aménagements promis? Où sont ces investissements ? Quelles sont les politiques publiques au service du sport, de la culture, de l’école, de la formation, de l’insertion sociale, …?
A force de jouer avec les allumettes dans la «maison Saint-Martin» en construction et dont la toiture est encore recouverte de paille sèche, le feu finira par prendre. Et nous savons tous que ce sont bel et bien les plus fragiles et les plus vulnérables de notre société qui « brûleront » les premiers.
Pour ma part, je pense que tout cela peut et doit être évité. Je pense qu’il est encore possible de réunir autour et au service de notre projet, des femmes et des hommes qui seraient collectivement animés d’une vraie conscience politique et d’un sens assez pointu des responsabilités. En quelque sorte, ce qu’il nous faut, c’est moins de « kilos » et plus de cerveaux amoureux de Saint-Martin.
Ce qui nous permettrait de ne plus jamais oublier l’essentiel.

Julo Charville,
Conseiller territorial de Saint-Martin
 
 

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