JUSTICE

Un SDF de la Marina Royale placé en détention provisoire à Basse-Terre pour agression et exhibition sexuelles

Un SDF de la Marina Royale placé en détention provisoire à Basse-Terre pour agression et exhibition sexuelles

22 November 2022
Bien connu des commerçants et des usagers de la Marina Royale, un homme sans domicile fixe, vivant de la mendicité et addict aux stupéfiants, dort derrière les barreaux depuis le 11 novembre dernier, en attente de son jugement qui sera prononcé le 14 décembre prochain.
En ce début de mois de novembre, une jeune femme se rend à la gendarmerie pour porter plainte après avoir été agressée verbalement et par attouchements sur différentes parties de son corps, dont la poitrine, par un homme qu’elle voit régulièrement aux abords de la marina Royale et auquel elle a parfois donné quelques pièces de monnaies. Le 4 novembre dernier, il a en effet été très insistant auprès d’elle, lui a demandé de l’argent, lui a caressé l’épaule, les bras, lui a dit « je t’aime, je veux faire l’amour avec toi », etc. La jeune femme prend peur et s’enfuit. Deux jours plus tard, l’homme remet ça, et la jeune femme décide de se rendre à la gendarmerie. Une enquête est menée par les gendarmes auprès des commerçants présents dans le secteur, et de fil en aiguille, douze personnes, toutes des femmes, indiquent aux enquêteurs subir régulièrement de la part de l’individu des remarques sexistes, des outrages humiliants, voire même être témoins d’exhibitions sexuelles. Toutes portent plainte. L’individu est interpellé le 11 novembre et placé en détention provisoire, le temps de sa présentation mercredi dernier, devant le tribunal correctionnel de Saint-Martin pour y être jugé en comparution immédiate.

Pénalement responsable

Comme la loi l’y autorise, le prévenu a refusé d’être jugé immédiatement afin de mieux préparer sa défense. Avant de prendre sa décision sur ce qu’il adviendra de l’individu le temps de son jugement, soit un maintien en détention, soit un contrôle judiciaire en liberté conditionnelle, soit une remise en liberté, le tribunal a brièvement exposé les faits. Face à la monté en puissance des différents faits perpétrés ces derniers mois et aux éventuelles pressions que l’individu pourrait exercer sur la principale victime d’agression sexuelle, le procureur requérait un maintien en détention provisoire, le temps de la date du prochain jugement.
Présents à l’audience, le frère et la mère du prévenu, ont indiqué au tribunal que l’individu n’avait pas toutes ses capacités mentales et demandaient qu’il soit pris en charge pour des soins. Si l’expertise psychiatrique établie pendant la garde à vue du prévenu a fait état effectivement de faiblesses intellectuelles mais aussi d’une addiction aux stupéfiants, elle indique cependant que l’homme est en capacité de ses moyens intellectuels pour être déclaré responsable pénalement.
Le tribunal suivait les réquisitions du procureur et maintenait en détention le prévenu qui a pris mercredi après-midi la direction de la prison de Basse-Terre. Il sera présent en visioconférence depuis la Guadeloupe pour son jugement qui se déroulera à Saint-Martin, le 14 décembre prochain.

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