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Ma toute première fois, deuxième salve d’applaudissements

Ma toute première fois, deuxième salve d’applaudissements

29 September 2020
Chantal Trichard, Perrine Laffranchi, Shiva Ada, Diane de Saint-Alary, Isabelle Coutens, Florence Siemiakowski et Geraldina de la Cruz : les 7 étoiles du théâtre La Chapelle ont à nouveau brillé sur scène.
 
Issues d’une troupe drastiquement réduite par un contexte pandémique et tributaires d’une date de représentation incertaine, ces 7 comédiennes ont enfin pu mettre à profit leur année d’apprentissage de l’art théâtral sous la direction artistique d’Audrey Duputié pour nous présenter leur spectacle de fin d’année le 19 septembre dernier. Le succès fut tel qu’elles ont rouvert le rideau samedi passé, encore à guichet fermé et devant un public -majoritairement- masqué.
La singularité de chaque interprétation épouse à la perfection le contexte de chaque situation. La succession très intelligente de monologues entrecoupés d’interludes en duo, en trio ou en groupe donne un rythme hors du temps. Le public est séduit par un texte subtil doté de mots d’une grande finesse et fasciné par des comédiennes qui n’ont d’amateur que le titre d’atelier. Certaines sont plus à l’aise que d’autres mais on retiendra leur complémentarité et la sincérité de leurs interprétations. Le rire des spectateurs est la seule constante face aux tirades dont les thématiques pertinentes passent d’un extrême à l’autre.
 
Chaque saynète est une invitation au voyage… dans un monde parallèle
 
On s’accroche à nos sièges, les sketchs se succèdent : démonstration par l’absurde que la notion de beauté genrée est relative, revisite mimée de « je t’aime moi non plus », ode à l’épluchage de la pomme de terre (clin d’œil à Chantal Akerman), service après-vente cacophonique, confrontation entre femme de ménage tyrannique et patronne raciste, narration avortée d’il était une fois, réunion de suicides ratés brillamment réussie, jardin d’Eden à l’ère moderne, lettre d’aveux désopilante quoiqu’un brin castratrice, face-à-face musclé mais pacifiste, mendiante de l’amour qui vous volera votre cœur, nouveau prototype de GPS humain, retrouvailles inattendues car non-avenues.
Grand moment théâtral qui se terminera sur cette réplique résumant parfaitement l’ambiance de la soirée : « Tu n’as pas changé, elle ne va pas te reconnaitre ! »
Merci au directeur technique Erwan Trotel d’avoir mis ces femmes en lumière et de nous avoir permis d’entendre, entre autres, dans la même -trop courte- soirée du Piaf, du Lorie, le générique de X-files et la chanson emblématique de Rocky. 
 

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