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Fin de mission pour le délégué interministériel à la reconstruction  et création d’un délégué interministériel aux risques majeurs

Fin de mission pour le délégué interministériel à la reconstruction et création d’un délégué interministériel aux risques majeurs

02 May 2019
Par décret du 24 avril dernier, le gouvernement a institué un délégué interministériel aux risques majeurs outre-mer. C’est Frédéric Mortier qui devrait être nommé à cette fonction lors du Conseil des ministres qui se tiendra le 15 mai prochain. Le gouvernement a dans le même temps supprimé la fonction de délégué interministériel pour la reconstruction des îles de Saint-Martin et de Saint-Barthélemy qui était occupée depuis le 12 septembre 2017 par Philippe Gustin, nommé depuis lors préfet de la Guadeloupe.

Le délégué interministériel travaillera en transversalité avec le ministre d'Etat, ministre de la transition écologique et solidaire, la ministre des solidarités et de la santé, le ministre de l'économie et des finances, le ministre de l'intérieur, la ministre de la cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales et la ministre des outre-mer.  Pour l’Etat, il s’agit, près de deux ans après le passage de l’ouragan Irma, "d'accélérer la connaissance et le déploiement des mesures de prévention des risques" naturels dans ces territoires confrontés à des cyclones, séismes, risques volcaniques, tsunamis, etc.

CYCLONE, SÉISME, ÉRUPTION, SARGASSES…

Selon le décret, les collectivités ultra-marines "sont exposées à des aléas spécifiques par leur nature (cyclones, volcanisme) ou leur ampleur (séisme, tsunamis, submersion marine)" et peuvent aussi connaître "des phénomènes atypiques,  comme la prolifération des algues sargasses aux Antilles". De même, en Outre-mer, « les risques pour les populations sont exacerbés sous l'effet d'une concentration urbaine sur le littoral et d'une forte vulnérabilité du bâti", poursuit le texte. Le délégué interministériel devra donc coordonner "les politiques d'acquisition de connaissances et de prévention des risques en matière de risques naturels majeurs", conduire le plan "Séismes Antilles", en mettant en place par exemple les outils "visant à accélérer la protection parasismique et paracyclonique des bâtiments, y compris les bâtiments de l'Etat et des collectivités territoriales, ainsi que la résilience des réseaux". Il devra aussi déployer les "outils permettant d'accroître le taux de pénétration des assurances outre-mer, notamment au travers du respect des normes constructives".
Le délégué interministériel aux risques majeurs outre-mer se déplacera régulièrement dans les territoires concernés afin d'évaluer la coordination et la mobilisation des acteurs et de proposer des pistes d'amélioration. 
Pour la ministre des Outre-mer, Annick Girardin, « La nomination de Frédéric Mortier, comme délégué interministériel aux risques majeurs outre-mer, est un pas important dans la construction de la Trajectoire Outre-mer 5.0, et notamment dans l'accomplissement de l'objectif Zéro vulnérabilité aux changements climatiques, qui vise spécifiquement à réduire la vulnérabilité de nos territoires ultramarins ».
Pour mémoire, le préfet interministériel à la reconstruction Philippe Gustin, avait dénoncé en octobre de l’année dernière le fait qu’ "Irma n'a été que le révélateur de dysfonctionnements qui préexistaient" à Saint-Martin, territoire qui, "s'agissant des normes du droit de l'urbanisme, avait fait à peu près n'importe quoi depuis de longues années". Il appelait à "une évolution des moeurs" pour que la population ne reconstruise pas sur les zones à risques.


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Frédéric Mortier, 54 ans, Ingénieur en chef des ponts, des eaux et des forêts (ICPEF), était aux côtés du préfet Gustin dès septembre 2017, en tant que délégué territorial à la reconstruction et a travaillé à la coordination territoriale avec les services de l’État, les collectivités, les établissements publics, les entreprises et les associations : pilotage d’expertises (risques, environnement, infrastructures), coordination gestion post-crise, coordination de l’élaboration des programmes pluriannuels d’investissement, contribution à l’élaboration du protocole reconstruction Etat-Collectivité. 

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