ECONOMIE

Parution du rapport de l’IEDOM sur Saint-Martin

Parution du rapport de l’IEDOM sur Saint-Martin

26 novembre 2018
Lundi dernier, l’IEDOM (Institut d’émission des départements d’outre-mer) de Guadeloupe a présenté le rapport relatif à la situation économique et monétaire de Saint-Martin en 2017. Toutes les données qui figurent dans le rapport 2017 sont chiffrées pré-Irma, mais l’IEDOM a tenu à réaliser malgré tout cet exercice et une mise à jour post-Irma se fera, avec une note particulière, au premier trimestre de l’année 2019.

Cette note, qui sortira au début de 2019, se servira du rapport 2017 pour faire des comparaisons, précise Gilles Genre-Grandpierre, directeur de l’IEDOM pour la Guadeloupe, Saint-Barthélemy et Saint-Martin. L’IEDOM est venu à plusieurs reprises au cours de l’année 2018, pour faire une mise à jour du PIB (Produit intérieur brut) de Saint-Martin et de Saint-Barthélemy, à la demande du gouvernement français, car les derniers chiffres disponibles du PIB pour les îles du Nord étaient des chiffres, pour bon nombre d’entre eux, qui reposaient sur des données de 2010. « Aujourd’hui, on a des chiffres qui reposent sur 2014-2015, et cet exercice a été fait au début de l’année 2018. On a fait une note que l’on a publiée au mois de juin 2018, sur cette mise à jour, et qui a été remise au ministère de l’Outre-mer », assure le directeur de l’IEDOM, qui était venu accompagné de David Lauret, directeur des études et de Teddy Combet, directeur des études macro-économiques à l’IEDOM.

Ce qui ressort pour l’année 2017, qui a été marquée par le phénomène cyclonique Irma, est que les principaux secteurs d’activités touchés sont l’immobilier, le commerce et l’activité touristique. A partir de septembre 2017, l’activité touristique s’est effondrée et plus des deux tiers de la capacité d’accueil du parc hôtelier est endommagée. L’activité du BTP, après un bon début d’année 2017, est fortement ralentie par le cyclone. Au second trimestre 2017, les effectifs étaient en progression de 19,2 %. 

Après l’épisode cyclonique, le secteur redémarre lentement suite à la reconstruction, mais est ralenti par une flambée des prix des matériaux et les délais d’indemnisation des compagnies d’assurances. A la fin du second trimestre 2017, 471 salariés étaient enregistrés à la caisse générale de sécurité sociale (CGSS) pour le secteur du BTP, à la fin du troisième trimestre ils ne sont plus que 44 à être enregistrés. Par contre, la reconstruction de l’île voit une nette augmentation des effectifs, puisque entre fin 2017 et début 2018, 576 salariés sont recensés auprès de la CGSS à la fin du premier trimestre 2018.

DE BONNES PERSPECTIVES POUR 2018

Dans le secteur du transport, le trafic de passagers est globalement en baisse. L’aéroport de Grand-Case, qui a été épargné durant l’épisode cyclonique, enregistre une hausse du trafic de passagers, +2,2 % sur un an, en lien avec l’augmentation du nombre de départs après le cyclone, +5,8 % sur un an. En parallèle, unique voie d’acheminement vers Saint-Martin et Sint-Maarten, durant les semaines qui suivent le passage d’Irma, le trafic de marchandises augmente au port de commerce de Galisbay, +23,1 % sur un an.

L’activité bancaire, qui est portée par cinq établissements de crédit et assimilés, totalisent quatorze agences bancaires et seize guichets automatiques, alors qu’il y en avait vingt-cinq avant le cyclone. Le nombre de comptes bancaires gérés par les établissements de crédit s’établit à 33 165 au 31 décembre 2017. En progression depuis 2009, ce nombre recule en 2017, -6,7 %, un recul dû au départ d’environ 5 000 personnes après Irma.

Concernant les perspectives pour 2018, l’impact d’Irma reste prépondérant, la hausse des effectifs observée début 2018 dans le secteur du BTP, laisse présager d’un net regain d’activité. Le financement bancaire devrait s’accroire afin de soutenir la reconstruction, et au premier trimestre 2018, l’encours des crédits sains témoigne déjà d’une forte progression.  La capacité hôtelière, selon le rapport, devrait atteindre 500 chambres pour la saison 2018-2019 contre 1602 en 2016, tandis que les travaux à l’aéroport de Juliana ne devraient pas s’achever avant 2019.

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