ECONOMIE

Lambert Dingui, chef  du service FSE à la DIECCTE
Lambert Dingui, chef du service FSE à la DIECCTE

Mesures du FSE en faveurs des chefs d’entreprises

03 juillet 2018

Jeudi dernier, la DIECCTE (Direction des Entreprises, de la Concurrence, de la Consommation, du Travail et de l’Emploi) a présenté, à la CCISM, des mesures, concernant l’anticipation et l’accompagnement des mutations économiques, pour favoriser l’adaptation des travailleurs, la compétitivité des entreprises et l’emploi.

Lambert Dingui, chef du service FSE à la DIECCTE de Guadeloupe, a présenté aux chefs d’entreprises les possibilités offertes par le FSE (Fonds Social Européen) pour les aider en matière de ressources humaines. « Jusqu'à présent il y avait du FSE pour les jeunes et les demandeurs d’emploi », signale Lambert Dingui, « désormais, on ouvre une autre possibilité pour les entreprises, par rapport à leurs ressources humaines. Ça peut être des conseils, de la formation, des actions de reconversion. Aussi bien pour les salariés que pour les employeurs ou les dirigeants d’entreprises ».

La DIECCTE ouvre ces mesures aux salariés, car lors de la première version du programme opérationnel, « la priorité avait été mise pour les jeunes et les demandeurs d’emploi, par rapport à la Collectivité de Saint-Martin qui a la compétence formation pour ces types de public (…) La compétence vis-à-vis des salariés, des entreprises et des dirigeants revient à l’Etat », précise Lambert Dingui.

L’enveloppe initiale qui avait été dédiée à la Collectivité de Saint-Martin était passée de 11 à 15 millions d’euros, « désormais, nous sommes passé de 11 à 20 millions. A côté de ces 20 millions de FSE, il va y avoir la possibilité pour les entreprises de venir, en plus, faire des demandes de subventions pour leurs salariés, et pour eux-mêmes, sur le volet géré par la DIECCTE. Le fait qu’il y ait eu le cyclone Irma nous a fait changer notre fusil d’épaule ».

UN DISPOSITIF LIMITÉ DANS LE TEMPS

Comme tous les programmes européens, en matière de fonds structurels, le dispositif est limité dans le temps, « on a officiellement jusqu’en 2020, mais en 2020 on peut accepter des projets dont la mise en œuvre peut être réalisé jusqu’en 2023 ».

Les crédits ne sont pas donnés directement et individuellement aux salariés, ils sont attribués à l’employeur « qui met en place des actions de formation ou de conseil pour ses salariés. Mais les salariés peuvent en bénéficier à titre individuel, dans le cas de congé individuel de formation à travers le fonds CIF (Congé Individuel de Formation) ». Pour en bénéficier, il suffit d’en faire la demande, « il n’y a pas besoin de se déplacer », assure Lambert Dingui, « tout est dématérialisé. La plateforme s’appelle « Ma-démarche-FSE » et l’on y accède à travers n’importe quel moteur de recherche. Ensuite il suffit de suivre la démarche ».

Il n’y a pas de plafond ou de minimum concernant la somme allouée à chaque entreprise, « tout dépend du coup du projet. Par contre, la gestion des dossiers européens est assez compliquée ». Ainsi, le temps passé pour monter un dossier qui coûte 1 000 euros est le même pour un dossier de 200 000 euros, « si votre dossier coûte moins de 15 ou 20 000 euros, ce n’est pas la peine de venir chercher des financements FSE, parce que le jeu n’en vaut pas la chandelle », souligne Lambert Dingui.

Pour avoir plus d’informations contacter M. Lambert Dingui par courriel, Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ou Mme Léone Déméa, adjointe au chef de service en charge de « Ma-démarche-FSE », Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser..

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