ECONOMIE

Inès Bouchaut-Choisy, porte-parole du tourisme durable

Inès Bouchaut-Choisy, porte-parole du tourisme durable

12 juin 2018

La conseillère du Conseil Economique Social et Environnemental (CESE), présidente du Groupe pour l’Outre-mer, Inès Bouchaut-Choisy, accompagnée du président de la délégation à l’Outre-mer, Jean-Etienne Antoinette, était en tournée dans îles françaises des Caraïbes pour remettre en main propre le document du CESE « Promouvoir le tourisme durable dans les Outre-mer » qu’elle a rédigé.

Après avoir été reçue par Bruno Magras, Président de la Collectivité de Saint-Barthélemy, Ia délégation du CESE a poursuivi son déplacement à Saint-Martin, où elle était reçue par le Président Gibbs. Une conférence-débat était organisée en fin de journée de mardi dernier, au Mercure Hôtel, à laquelle étaient invités des acteurs du tourisme, en présence du Président Gibbs, de la Préfète Laubies, du président du CESC de Saint-Martin, Georges Gumbs et de la représentante de Saint-Martin au CESE, Isabelle Biaux Altmann. 

Inès Bouchaut-Choisy a été à l’écoute des professionnels qui sont bien évidemment dans une démarche de reconstruction des activités touristiques suivant des logiques de développement durable, mais qui sont surtout pour l’heure face à des problématiques d’urgence, à savoir de sauver leur business dans un contexte économique en berne. 

TABLES RONDES

Ainsi, une première table ronde à laquelle étaient invités Patrice Seguin, propriétaire de l’Hôtel le Beach, à Marigot, et nouvellement nommé à la présidence de l’Association des Hôteliers, Stéphane Mazurier, capitaine du bateau le ScoobiToo et Didier Amblard, propriétaire d’un hôtel à l’Anse Marcel et directeur de la ZAC du site, mettait en exergue la difficulté pour ces opérateurs à se projeter dans l’avenir. Patrice Seguin évoquait les prévisions de chambres d’hôtels pour la prochaine saison qui portent à environ 500 le nombre de chambres qui seraient en mesure d’accueillir les touristes pour la prochaine saison. « Un nombre insuffisant pour être attractif vis-à-vis des compagnies aériennes », indiquait-il, tout en faisant un appel du pied à l’endroit des autorités pour « définir des budgets appropriés à la reconquête des marchés et mettre en place des formations en adéquation avec les besoins des professionnels pour recruter du personnel qualifié ».  Stéphane Mazurier voulait quant à lui attirer l’attention des autorités sur l’importance de la filière nautique dans l’activité touristique de l’île : « La filière dans son ensemble génère de nombreux emplois directs et indirects et sont une source importante de revenus injectés dans l’économie locale. Pour autant, rien n’est encore fait ni même pensé pour les marinas, par exemple, qui sont restées dans l’état où Irma les a laissées. Il faut aborder le tourisme dans son ensemble : les hôtels, les compagnies aériennes mais aussi les activités à proposer, dont celles du nautisme occupent une large part », commentait le capitaine du ScoobiToo. Enfin, Didier Amblard, relatait avec beaucoup de dépit et d’émotion son histoire personnelle et expliquait avoir « l’impression de se battre aujourd’hui seul dans un village devenu complètement fantôme, l’Anse Marcel, et pour lequel aucune visibilité de projets ne se profile dans le court et moyen terme ». 

Si les objectifs de développement d’un tourisme durable sont aujourd’hui dans les priorités des développeurs et des acteurs politiques, les préoccupations à Saint-Martin des professionnels du tourisme sont pour l’heure un peu éloignées de ces objectifs.  Pour autant, pour Inès Bouchaut-Choisy, « l’urgence est à la définition des bases et du positionnement de Saint-Martin pour donner le ton de la reconstruction et envisager un développement touristique durable posé sur ce socle. »  

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