La Maison des Associations, un projet pour revitaliser la vie communautaire
Le 28 octobre, la Collectivité et la Préfecture ont posé la première pierre d’un projet d’envergure : la Maison des Associations à Grand-Case. Cette transformation d’une ancienne école en pôle multiservices incarne la volonté du territoire de reconstruire et d’innover en plaçant la communauté au cœur de ses priorités.
La cérémonie s’est déroulée en présence de personnalités institutionnelles et des acteurs clés du projet : Louis Mussington, président de la Collectivité, accompagné de Bernadette Davis, 2e vice-présidente, ainsi que Marie-Hildegarde Chauveau, sous-préfète. Lors du discours d’ouverture, les autorités ont salué l’impact fort de ce projet, représentant « la fondation d’un avenir partagé ». Une mise en avant de la résilience communautaire, affirmant une volonté collective de rebâtir ensemble. Plus que la réhabilitation d’un bâtiment détruit par Irma, le projet souhaite s’inscrire dans une vision globale du développement social et culturel de l’île. Une réponse à un besoin de la population en matière de services de proximité et d’espaces de vie collective, tout en préservant le patrimoine historique et l’identité architecturale locale. Ce projet très attendu de 4 millions d’euros est porté par la Collectivité avec l’aide des fonds européens et de fonds d’État. Le financement repose sur un partenariat entre différentes institutions tandis que la Collectivité assure un autofinancement de 24,6 %.
Un pôle multiservices au cœur de la vie quotidienne
L’ancienne école accueillera différents services et espaces communautaires conçus pour favoriser le vivre-ensemble. Sur le plan culturel, une salle d’expression sera dédiée aux expositions artistiques, les groupes de Steelpan disposeront d’une salle de répétition équipée, tandis qu’un parvis extérieur aménagé offrira un espace de rencontre. Pour renforcer les services de proximité, un kiosque de l’Office du Tourisme viendra accueillir et orienter les visiteurs, tandis qu’un espace d’accueil du public facilitera les démarches administratives auprès de la CAF et de la Sécurité sociale. « C’est une fierté de participer à ce projet, souligne Bernadette Davis, il est important de mettre en valeur la population, et c’est ce que l’on fait avec un monument tel que celui-là. » L’installation de nouveaux locaux pour la police territoriale ainsi que des équipements pratiques comme des sanitaires publics et des espaces de stationnement complèteront l’ensemble. Les associations et le conseil de quartier bénéficieront d’espaces dédiés répartis sur deux niveaux, avec une attention particulière portée à l’accessibilité pour les personnes à mobilité réduite.
Une architecture respectueuse de l’identité locale
Les choix architecturaux du projet transcrivent une volonté de respecter l’identité locale et l’histoire du territoire. Si un des bâtiments à la structure trop vétuste sera démoli, l’ancienne école sera quant à elle conservée et revalorisée. Le projet se distingue par des constructions et des espaces parfaitement adaptés au climat, mais son originalité réside dans le séquençage de la construction en plusieurs petits bâtiments reprenant les codes architecturaux locaux. Cette approche multi-architecturale permet de préserver l’esthétique de la rue tout en créant un espace moderne et fonctionnel. Les cabinets Antistatik et WIA Architecture ont exprimé leur fierté de participer à ce projet emblématique pour le territoire. Le plan d’action prévoit un appel d’offres prévu en fin d’année et une durée de travaux estimée à environ 20 mois. La mise en place progressive des différents services selon le calendrier établi permettra une appropriation progressive de ce nouvel espace par la population.