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De nouvelles adresses pour les citoyens

Par Ann Bouard
19 Février 2026

La mise en conformité de l’adressage sur le territoire était dans les tuyaux depuis plusieurs mois. La base d’adresses est prête et lors du dernier conseil territorial la mesure a été adoptée. Chaque bâti aura désormais son numéro et les rues seront nommées, voire renommées pour certaines. 

La Collectivité a l’obligation de se mettre en conformité au regard de la loi du 21 février 2022 qui stipule que chaque voie ouverte à la circulation, qui fait plus de 50 m et qui contient plus de deux bâtis, doit être nommée. Par ailleurs, une adresse se doit d’être unique, non ambiguë et géolocalisable et chaque bâti doit porter un numéro, qu’il soit résidentiel ou pas.
Ce travail de dénomination des rues et de numérotage des bâtis a été réalisé durant un an par les services de la Collectivité en collaboration avec La Poste. Une réunion publique avait été organisée en octobre dernier pour entendre la voix de la population quant aux changements de noms ou nouvelles dénominations.
Sur les 526 voies concernées sur le territoire, 336 voies (ou rues) sont d’ores et déjà bien dénommées, quatre devront cependant changer de type de voie. 61 voies restent à dénommer et 52 devront être renommées.

Ce que cela change 

Toutes les personnes dont l’adresse faisait référence au numéro de parcelle cadastrale ou de lot, se verront donc attribuer un numéro de rue. Quant aux nouvelles dénominations de rues, elles vont rompre avec les habitudes saint-martinoises car aucun nom de famille ne sera attribué. Ce seront donc des noms d’arbres, de plantes, d’oiseaux ou de poissons qui s’afficheront dans les quartiers. À noter cependant, qu’en cas de changement, l’ancien nom s’affichera encore sur les plaques qui seront bientôt posées. Reste à voir avec les syndics de copropriété les noms des voies privées.
Les administrés concernés vont recevoir un certificat d’adressage qui stipulera l’adresse désormais officielle. À leur charge ensuite de procéder à toutes les démarches pour la faire enregistrer auprès des services administratifs, publics ou privés. Quant aux entreprises, cela pose la question, entre autres, du coût engendré par une modification au greffe. Une question soulevée par Alain Richardson, mais qui pour l’instant n’a pas de solution.
Cette mise en conformité a également pour but d’optimiser les recettes fiscales de la Collectivité en fournissant les éléments nécessaires à la mise à jour du cadastre, de mieux gérer les listes électorales ou le recensement. Pour les citoyens, cela permettra de faciliter la distribution du courrier, l’intervention des services à domicile ou encore l’intervention des secours en cas de nécessité.

Ann Bouard