Focus sur le Dumont d’Urville
En service depuis avril 2020, le bâtiment de soutien et d’assistance est affecté aux Forces armées aux Antilles et basé à Fort-de-France en Martinique. De 65 m de long sur 14 m de large, il est capable d’atteindre une vitesse maximale de 14 nœuds (environ 26 km/h). Mais surtout, il possède une autonomie qui lui permet d’effectuer de longues et lointaines missions militaires ou interministérielles nécessitant des capacités de transport, de surveillance, d’assistance et de sauvetage notamment grâce à ses moyens logistiques et amphibies. Il est également équipé d’une embarcation commando pour des missions spécifiques, telles que celles concernant la lutte contre les trafics de drogue.
Son équipage est composé de 24 marins qui se relaient tous les 4 mois pour assurer une permanence de près de 200 jours de mer par an ; mais, il peut embarquer à son bord plus de 60 personnes, six conteneurs (équivalent 20 pieds) et une grande quantité de fret liquide. Une grue capable de déplacer 10 tonnes à 17 mètres sur tribord (6 mètres sur bâbord) permet de gérer cette logistique.
Il a également pour mission le soutien logistique au profit des collectivités territoriales françaises et à ce titre peut donc être amené à intervenir à Saint-Martin en cas de catastrophe naturelle par exemple.
Il doit son nom à Jules Sébastien César Dumont d’Urville, marin français, né en 1790. Il restera dans l’histoire pour être celui, qui en 1819, lors d’une escale dans l’île de Milos à bord de La Chevrette, fit acheter et ramena la «Vénus de Milo», désormais au Musée du Louvre à Paris.