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Le cannabis en passe d’être légalisé  à Saint-Kitts et Nevis

Le cannabis en passe d’être légalisé à Saint-Kitts et Nevis

24 mai 2019
Après la Jamaïque, Antigua et Barbuda, Saint-Vincent et les Grenadines, c’est au tour de Saint-Kitts et Nevis de dépénaliser le cannabis pour des besoins médicaux, religieux ou récréatifs. La nouvelle loi devrait être bientôt votée à l’Assemblée Nationale de Saint-Kitts et Nevis.

Durant presque un an et demi, les membres de la Commission Nationale sur le cannabis ont consulté tous les acteurs de la société civile. En a résulté un rapport complet qui fait état d’une consommation banalisée sur l’île et tolérée par la population. Sur l’ensemble des personnes interrogées, plus de 50% souhaitent la légalisation du cannabis à des fins médicales, 33% approuvent sa dépénalisation pour une utilisation récréative et 27% pour des croyances religieuses.
Quelques jours avant la présentation des textes à l’Assemblée Nationale, un juge de la Haute Cour de Saint-Kitts et Nevis a statué que les membres de la communauté rasta avaient le droit de fumer du cannabis chez eux. Le juge a donné au gouvernement 90 jours pour modifier la législation existante.

LES PAYS TOLÉRANTS

L’Uruguay, premier pays au monde à avoir légalisé le cannabis dès 2013, les Pays-Bas, le Canada, huit états américains (Colorado, Oregon, Alaska, État de Washington, Californie, Arizona, Nevada, Massachussetts), autorisent ou régulent la vente de cannabis. 
Certains états de l’Inde acceptent sa consommation en petite quantité, tout comme la Russie, l’Ukraine, une partie de l’Australie, le Mexique, l’Argentine, le Chili, le Pérou, le Paraguay ou encore la Bolivie ou la République Tchèque. En Europe, il y a une tolérance en Espagne, Italie, Luxembourg, Belgique, Allemagne,  Portugal … avec des règles et des quantités différentes pour chacun de ces pays.

LE PAYS LE PLUS STRICT :LA FRANCE

La France est le pays européen le plus strict en la matière :  il est interdit de cultiver, d’acheter, de vendre ou d’échanger, de transporter et bien entendu, de consommer du cannabis. Plus d’un demi-milliard d’euros sont dépensés chaque année pour lutter contre sa consommation. La loi de 1970 ne distingue pas le cannabis des autres drogues et sa consommation est punie d’un an d’emprisonnement et de 3 750 € d’amende. Son trafic expose à des peines pouvant aller jusqu’à 10 ans de prison et plusieurs millions d’euros d’amende, voire plus dans le cas de vente à des mineurs.
Les Français restent pourtant les plus gros consommateurs en Europe. Selon l’Association Nationale de Prévention en Alcoologie et Addictologie, 17 millions de Français déclaraient en 2014 avoir déjà pris du cannabis au cours de leur vie, 4,6 millions au cours de l’année, 1,4 million au moins 10 fois au cours du mois et 700 000 quotidiennement.
Cependant le cannabis médicinal est autorisé par l’Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé depuis 1999. Toutefois, il fait l’objet d’une Autorisation Temporaire d’Utilisation nominative. En effet, l’extrait de cannabis (le cannibidiol) serait bénéfique dans certaines formes d’épilepsie, sur les douleurs chroniques ou sur l’anxiété…
A noter que cet article a un but informatif, sur la situation dans divers pays, mais ne se veut en aucun cas une incitation à la consommation.

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