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Le plan du projet d'implantation des animations sur le front de mer, annexé à la délibération publiée  dans le Journal Officiel de janvier 2017.
Le plan du projet d'implantation des animations sur le front de mer, annexé à la délibération publiée dans le Journal Officiel de janvier 2017.

Un projet ambitieux voté en catimini…

24 février 2017

Le 3 janvier dernier, la Collectivité a adopté en Conseil exécutif un projet d’animation du front de mer. Un projet ambitieux, puisque d’un montant tout de même de quelque 440 000 euros, qui devait démarrer le 17 février.

Le projet voté en Conseil exécutif prévoit l’organisation, à compter du vendredi 17 février, et jusqu’au 31 décembre de cette année 2017, de manifestations culturelles et traditionnelles, en lieu et place du marché touristique de Marigot. On peut lire sur la délibération adoptée en Conseil exécutif du 3 janvier dernier et publiée au Journal Officiel de janvier 2017 : «Des animations auront lieu en journée, chaque mercredi et samedi et en nocturne de 18 heures à 22heures, un vendredi par mois ».  Cette même délibération établit également «la création d’un événement intitulé «Marigot Food Boulevard By Night», comportant l’installation de commerces ambulants en nocturne, sur la route du marché alimentaire, parallèle au boulevard de France chaque vendredi, samedi et dimanche, de 15heures à 22 heures».

Qu’est-ce qui justifie ce budget ?

Un excellent projet en soi qui permettrait une revitalisation du front de mer de Marigot et serait source d’attractivité pour les touristes et les locaux. Pour autant, aucune communication n’a été relayée concernant ce projet qui devait prendre naissance dès vendredi dernier… Ni dans les médias, ni même dans les couloirs de la Collectivité.
On peut également s’interroger sur l’importance du budget voté en Conseil exécutif, 439 000 euros. Un budget incombant pour 66 000 euros à la Collectivité, et pour 373 000 euros à l’Europe, via les fonds du FEDER.
Est-ce que ce sont des aménagements particuliers qui seraient prévus pour accueillir les stands ? Au vu du plan illustré annexé à la délibération, peu d’aménagements sont prévus, hormis un espace de toilettes publiques.
Et par ailleurs, les stands mobiles d’alimentation et de boutiques sont soumis dans le projet à une redevance de 25 euros le mètre linéaire par mois, et de 7 euros le mètre linéaire par semaine pour les stands installés en nocturne, du vendredi au dimanche.  

La charrue mise avant les bœufs

Contacté, le vice-président en charge du Pôle de développement économique, Wendel Cocks, nous informait que c’est un dossier sur lequel il travaille depuis une paire d’années, et qui a toujours été repoussé par « un manque de réelle volonté et de personnes compétentes pour travailler à sa mise en œuvre ». Et concernant le surprenant chiffrage, d’indiquer : « ce sont les lignes budgétaires dédiées à la sécurité et aux animations culturelles et musicales qui ont gonflé de la sorte le budget », confiait-il, tout en précisant qu’il est pour « l’heure mis en stand-by, dans l’attente de l’instruction des demandes de financements déposées dans le cadre du FEDER ».  Une délibération votée dans la précipitation, sans savoir si les fonds FEDER abonderaient ou pas. On ne peut que s’interroger sur les tenants et les aboutissants de telles décisions prises deux mois avant la fin d’une mandature, qui n’ont pas de sens, et surtout qui n’auront pas de finalité. Car il est évident pour le commun des mortels qu’en votant le 3 janvier un tel projet nécessitant des fonds FEDER, il n'aurait pas pu être réalisé pour le 17 février de la même année !       

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